Rencontre avec le LYF d’Or 2017 : Marion Filloque (Les Âmes Sœurs) !

Quelques heures avant la révélation du palmarès de la seconde édition du Festival du Film Jeune de Lyon, nous avons pu échanger avec Marion Filloque, lauréate du prix de la meilleure réalisation ainsi que du très convoité LYF d’Or ! Elle était accompagnée à cette occasion du directeur de la photographie du film, Nicolas Fluchot…

Bonjour Marion ! Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ? Continuer la lecture de « Rencontre avec le LYF d’Or 2017 : Marion Filloque (Les Âmes Sœurs) ! »

Venez (re)voir le film d’ouverture du LYF 2017 : Da Lost Boyz !

Vous ne les aviez pas vu au Festival du Film Jeune en 2016 et en 2017 ? Julia Chapot présentera au bar Capsule, mercredi 6 décembre à 21h, ses deux derniers courts-métrages : Video Killed the Radio Star (meilleur film étudiant en audio-visuel + prix de la meilleure image 2016) et Da Lost Boyz (film d’ouverture 2017). L’entrée est gratuite !

Nous vous invitons chaudement à venir découvrir (ou redécouvrir) ces deux pépites réalisées par une équipe de jeunes lyonnais issus de l’école de cinéma Factory et passées par le Festival du Film Jeune de Lyon !

La projection sera suivi par une rencontre avec la réalisatrice et l’équipe des films.

Lien vers l’événement Facebook

Le bar Capsule se situe au 2 rue de Savy, 69001 (Lyon). Entrée gratuite.

[Lumière 2017] – Melville, Moroder : les hommages de Lumière 2017 ! (Jour 6/7)

Nous fêtions, le 20 octobre dernier, le centenaire de la naissance de l’un des plus grands cinéaste français : Jean-Pierre Melville. Si son nom est très largement associé à celui de ses acteurs (Belmondo, Delon,…) et à un genre (le polar, dont il est le grand représentant français), on oublie parfois que ses héritiers se trouvent, pour certains, en Asie. Et oui : Melville s’exporte très bien ! On sait ainsi que les sud coréens et les hongkongais ont vu et se revendiquent parfois ouvertement de Melville. Park Chan-wook, Bong Joon-ho, John Woo – ce dernier ayant même réalisé un film-hommage, The Killer, « remake » du Samourai melvillien. Car « melvillien » est un mot qui existe. Un adjectif formidable, qui signifie qu’en France, il y a un cinéma noir. Dans ce cinéma noir, on s’habille en imperméable beige. Dans ce cinéma noir, on porte un chapeau en tout temps et même à l’intérieur. Dans ce cinéma noir, on regarde ses pieds en marchant rapidement dans les rues sombres des grandes villes. Dans ce cinéma noir, on va souvent vers la mort : une vie courte, mais intense, dédiée au crime, au jeu, aux femmes et à un rêve de vie meilleure. Continuer la lecture de « [Lumière 2017] – Melville, Moroder : les hommages de Lumière 2017 ! (Jour 6/7) »

[Lumière 2017] On se souvient de Wong Kar-Wai (Jour 8-9)

Le grand jour est enfin arrivé. L’amphithéâtre 3000 est bondé, les invités sont nombreux, tous réunis pour remettre le prix Lumière à Wong Kar-wai. Celui-ci s’est ainsi prêté au jeu du festival en retournant le lendemain le premier film et en venant à la cérémonie de clôture, à l’occasion de la projection en avant-première mondiale de la restauration de In The Mood for Love. Continuer la lecture de « [Lumière 2017] On se souvient de Wong Kar-Wai (Jour 8-9) »

[Lumière 2017] Friedkin, le Grandmaster ! (Jour 5)

Si Wong Kar-wai a été très discret durant sa présence à Lyon, William Friedkin, lui, ne l’a pas été (pour notre plus grand bonheur). Monologuiste hors-pair, il aura été par trois fois, au Comoedia, capable de tenir le micro sans interruption devant des salles pleines pour nous raconter l’histoire de ses chef-d’œuvre. Quel bonheur ce fut ! Accompagné par Samuel Blumenfeld, journaliste à Le Monde, n’avait guère qu’à lancer le réalisateur de L’Exorciste en une ou deux questions. Passionnant, Friedkin laissait même la possibilité aux personnes présentes dans la salle de poser des questions ! Inutile de dire qu’une présentation durait une bonne demi heure au moins… Ses films sont hors-norme, ce qu’il nous a raconté l’était aussi. C’est à se demander qu’est ce qui est vrai et qu’est ce qui est exagéré. Print the legend, comme on dit.

Continuer la lecture de « [Lumière 2017] Friedkin, le Grandmaster ! (Jour 5) »

[Lumière 2017] Mystérieux, Clouzot ? (Jour 4)

Cette année était aussi l’occasion de redécouvrir l’oeuvre d’Henri-Georges Clouzot. Réalisateur à la réputation de tyrannique, il n’en est pas moins l’un des plus grands cinéastes français de l’après guerre. Le Festival Lumière lui aura ainsi rendu hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance et de la restauration d’un grand nombre de ses films – certains étant devenus particulièrement rares en salle. Cette rétrospective intégrale était de plus complétée par plusieurs films où Clouzot n’était que scénariste, et de quelques documentaires, directement consacrés au réalisateur (Le Scandale Clouzot de Pierre-Henri Gibert), ainsi qu’un documentaire sur la société de production La Continental (La Continental : Le mystère Greven de Claudia Collao), gérée par les allemands pendant l’occupation.

Revoir ses expérimentations pour le célèbre non-film (car jamais achevé) L’Enfer ne tombait pas dans l’oreille d’un sourd. Documentaire passionnant sur un fiasco monumental, le film dépeint à la fois la pensée d’un génie (il suffit de voir les rushs, seuls restes de cette tentative) mais aussi le pervers de la production cinématographique (Clouzot ayant eu pour ce film des moyens hors-norme : l’argent, les acteurs, la technique, le tournage avait même commencé). Il avait été, en fait, piégé par sa propre folie perfectionniste. Le cinéma, c’est aussi l’art des relations humaines, de leur gestion. Il faut avoir un sens de l’entreprise, de l’optimisation, garder un cap de socialiste même si l’on ne compte pas ses heures. Bref, que des choses que n’avait pas Clouzot. Continuer la lecture de « [Lumière 2017] Mystérieux, Clouzot ? (Jour 4) »

[Lumière 2017] Le cinéma est mort (Jour 3)

Commencer sa journée en entendant Bertrand Tavernier parler de cinéma, c’est toujours bien la commencer. Surtout quand il s’agit de découvrir un western rare, en 35mm, choisi personnellement par le réalisateur et cinéphile lyonnais. Ainsi, Le Salaire de la violence (Gunman’s Walk, 1958) de Phil Karlson est une œuvre remarquablement en avance sur son temps. Continuer la lecture de « [Lumière 2017] Le cinéma est mort (Jour 3) »

Review et digressions sur Stranger Things 2

Précédemment …

Stranger Things, petite série sortie dans une relative discrétion à l’été 2016, puis grimpée dans la fameuse aire – souvent mortelle pour nous, cinéphiles – du mainstream en septembre de la même année, c’est cette série qui puise son inspiration dans différents parrains de la fantasy et de la SF des années 80 : Stephen King, Steven Spielberg. Le tout arrosé de références, d’icônes, et d’une bande-son tout droit issue des eighties, cela ne pouvait que plaire, et sont bien fines bouches ceux qui prétendent que la série ne leur a pas tiré une seule petite émotion de leur cœur de pierre.

Synopsis (sans spoilers promis)

L’action de la saison 1 se déroule dans la petite ville d’Hawkins, ville sans problème, où nous trouvons une bande de quatre potes, Dustin, Mike, Lucas et Will, fan de Donjons et Dragons, des aventures de Tolkien et affublés évidemment de leurs vélos (filmés comme s’il s’agissait de Harley Davidson) qui déambulent dans leur collège, au club d’audiovisuel, et avec le professeur de sciences naturelles, en bon gros geeks qu’ils sont tous.

Sauf qu’un soir, Will disparaît. Et là, toute une série d’événements commence à frapper la petite ville sans histoire, avec notamment la présence d’un laboratoire du département de l’Energie top secret à proximité … Continuer la lecture de « Review et digressions sur Stranger Things 2 »

Rencontre avec Léonor Serraille (Jeune Femme, Caméra d’or 2017)

Léonor Serraille a reçu la Caméra d’or, récompensant le meilleur premier film toute sélection confondue, lors du dernier Festival de Cannes. Nous avons pu la rencontrer lors de sa venue à Lyon pour la promotion de Jeune Femme… Continuer la lecture de « Rencontre avec Léonor Serraille (Jeune Femme, Caméra d’or 2017) »

Faire un film en 48h ? Le défi 48h Khrono, dès le 10 novembre !

Au Festival du Film Jeune, on aime voir des films, surtout quand ils sont frais, ambitieux, non conventionnels. Un film jeune, c’est un geste rapide, sans traces, qu’on ne regrette pas. Le 48h Khrono, organisé par notre partenaire Kinoks, organise une nouvelle édition en novembre. Le concept : réaliser un film en 48h, avec quelques contraintes… La nature de la contrainte pouvant être absolument tout et n’importe quoi ! Une formidable occasion d’assister à la réalisation de courts-métrages en un temps record ! Continuer la lecture de « Faire un film en 48h ? Le défi 48h Khrono, dès le 10 novembre ! »