Le Nouveau Monde

Ou ce que m’inspire la Neuxième Symphonie de Dvorak : « Le Nouveau Monde »
C’est tout un être qui renaît en moi dès les premières notes hésitantes du premier mouvement. Cet être s’envole avec le cor victorieux et les cavalcades fougueuses des cordes du Nouveau Monde, il s’apaise avec le cor alors doux et réconfortant ou s’enflamme de nouveau au moyen d’une envolée « romantique » dont Dvorak a le secret.
Si je vous dis qu’à certains passages (voire même durant l’intégralité de la symphonie) la chair de poule envahit mes bras tellement l’émotion est intense, ce ne serait assez pour exprimer ce sentiment de bonheur, de puissance, de sublime plaisir qu’on a en se délaissant à cet œuvre magnifique parmi les magnifiques.
Pour moi, la Symphonie du Nouveau Monde devrait (et ce serait un concept audacieux à étudier), être adaptée en film. Qu’on se comprenne bien, je parle de 42 minutes d’images pour 42 minutes de film, une adaptation de l’image à la musique et non de la musique à l’image. Car, rien qu’en fermant les yeux et en concentrant tout notre imaginaire sur l’écoute de cette fresque musicale, on sent le flot d’image agresser avec violence notre cerveau, passant de paysages de clair de lune à des scènes de batailles.
Pour moi, Antonin Dvorak a voulu ici raconter l’histoire d’un monde, d’un peuple, d’une civilisation en fondement. Il conte l’exploration de nouvelles terres, les nouvelles découvertes. N’oublions pas que cette symphonie fut composée au temps du Far West : une époque source d’inspiration pour tant d’artistes.
Peut-être la Neuvième Symphonie est-elle si évocatrice qu’elle en devient du cinéma d’elle même ? Peut-être arrive-t-elle à nous suggérer des « images qui bougent » plus vraies que nature dans les recoins de nos cerveaux.
Maintenant, peut-être, je l’espère, sentirez-vous chaque cellule de votre corps trembler au son du cor entonnant le thème arpégé victorieux de cette symphonie tel un mot d’ordre de son scénario : grandeur, beauté, magnificence de l’Homme, découverte, rencontres, exaltation de la Nature, …
Un Nouveau Monde (plus si nouveau) qui pourrait encore me faire parler des heures …

Auteur : Pierre TRIOLLIER DU BROCHET

Etudiant en droit et science politique à l'Université Jean Moulin Lyon III, Pierre TRIOLLIER est également violoniste à l'Orchestre de l'Université Jean Moulin Lyon III. En 2015, il fonde avec Jean-Félix LAVAL, le Festival du film lycéen de Saint-Just, puis en 2016 l'association qui deviendra "Lyf - Union et Festival du film jeune de Lyon" qui organise le Festival du film jeune de Lyon chaque année en septembre. Il préside l'association depuis sa création en 2016.

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