Rencontre avec le LYF d’Or 2017 : Marion Filloque (Les Âmes Sœurs) !

Quelques heures avant la révélation du palmarès de la seconde édition du Festival du Film Jeune de Lyon, nous avons pu échanger avec Marion Filloque, lauréate du prix de la meilleure réalisation ainsi que du très convoité LYF d’Or ! Elle était accompagnée à cette occasion du directeur de la photographie du film, Nicolas Fluchot…

Bonjour Marion ! Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ?

Marion Filloque : J’ai été dans une prépa littéraire après le lycée, après j’ai été à Lyon 2 à la fac, en master à Montpellier, plus pour faire de la recherche. Mes projets sont plutôt perso, c’est une passion à l’extérieur. Nico [le chef opérateur, Nicolas Fluchot, ndlr] est en études de communications. C’est notre passion, on se forme sur le tas. Enfin, c’est ça notre véritable formation, sur le terrain.

Nicolas Fluchot : Oui, faire des choses, se planter…

MF : Oui ! Bien se planter surtout ! (rires)

Quelles sont les origines du projet ?

MF : Les Âmes sœurs vient de mon envie de raconter une histoire, sur deux sœurs et puis surtout parler de quelque chose qui m’était très proche, la maladie psychiatrique. C’était raconter l’histoire d’une famille et une histoire d’amour. C’était quelque chose qui était en moi, il fallait que ça sorte. Je me répète mais c’était vraiment quelque chose que j’avais dans le cœur, et qui devait sortir. Donc on a eu envie de faire ce film là, il nous a fallu un an et demi pour le mettre en place. On l’a tourné en septembre de l’année dernière, et terminé en décembre 2016. Depuis on essaie de le faire tourner dans différents festivals.

Un an et demi, c’est une période pour trouver des financements ? Réunir une équipe ?

MF : Déjà, c’était écrire le film, le penser. Réussir à le mettre en place, à réunir une équipe ensuite. A réunir des financements, effectivement. On en a eu trois : la ville de Montpellier qui nous a accompagné, on a eu le département de l’Hérault ainsi que, comme j’étais encore étudiante en cinéma, le CROUS de Montpellier. On a eu un quatrième financement pour la post-production : un financement participatif par Ulule. On a réussi à obtenir un petit peu d’argent comme ça de la part de contributeurs. Après c’était beaucoup de bénévolats. Mais si ça a pris un an et demi, c’est surtout parce qu’il fallait réunir les équipes et mettre en accord les emplois du temps, parce qu’on a crû qu’on allait jamais tourner ! Le tournage a été repoussé plusieurs fois, on devait d’abord le faire en avril, puis en juin, puis en juillet, en août et finalement en septembre.

Les actrices du films sont formidables. Comment as-tu travaillé avec elles ?

MF : Je fais beaucoup de prises parce que tant que je sens qu’ils sont encore acteurs, je trouve que c’est dommage. C’est quand ils commencent à être perdu, à être fatigué – on est parfois allé jusqu’à 10 prises, parce que c’est là qu’ils se lâchent, que la grâce apparaît. Sinon, ils sont encore acteurs, dans un mécanisme, et moi, ce que je trouve intéressant, c’est quand l’équipe est un peu déstabilisée.

Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés avec Nicolas Fluchot, ton directeur de la photographie ?

NF : On s’était rencontré par un ami commun sur un autre film…

MF : … qui est en fait un des producteurs des Âmes Sœurs ! Il s’appelle Sébastien Maggiani. Le film a été produit par deux amis, Sébastien Maggiani et Olivier Vidal, qui ont d’ailleurs fondé l’an dernier Fratel Films. Avec Nicolas on s’était retrouvé sur un court-métrage que j’avais fait il y a deux ans, Horizon. C’était la première fois que j’ai rencontré Nicolas et depuis, je ne veux plus le lâcher ! (Rires)

NF : Un an plus tard, j’avais un appel. « Ouais, je te voudrais sur mon film ». (Rires)

MF : C’est un peu ça en gros !

Est-ce que l’on peut voir tes anciens films ?

MF : J’ai fait pas mal de court-métrages avant avec mes études, mais parmi ceux visibles sur Internet, il y avait celui que j’ai fait pour mon bac – car j’avais fait une option cinéma – et quelques films que j’ai réalisé. On peut les trouver en tapant mon nom sur Internet.

Pour découvrir les travaux de Marion Filloque, cliquez ici !

Nos remerciements à Marion Filloque et à Nicolas Fluchot pour avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Le Festival du Film Jeune de Lyon 2018 arrive… N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook et Twitter pour vous tenir au courant !

Auteur : Lucas NUNES DE CARVALHO

Responsable éditorial - Blog "Le Film Jeune Lyonnais".

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