Quels sont les films de l’année 2018 pour l’association LYF ?

Vous connaissez déjà le principe, vous avez sans doute déjà lu plusieurs classements et autres « top 10 » des meilleurs films de l’année cinématographique qui vient de s’écouler… Au sein de l’association LYF, on regarde des films – autant de cinéphilies qu’il y a d’adhérents, qu’ils soient étudiants en cinéma ou non, simple bénévole occasionnel ou rédacteur régulier pour le blog… Le nouvel an est l’occasion de revenir sur les films qui ont marqué l’année 2018. Quel était le film qui les a le plus marqué cette année ?

Manon I. : Burning (Lee Chang-dong)

« Nous attendons la dernière aventure
Que nous importe la lumière du soleil
Des jours remplis d’illusion s’effondrent
Nuits agitées – prières en purgatoire

Aujourd’hui la pluie tombe encore plus maussade
Nous errons sans amarres à travers l’existence »

Ces quelques vers du poème Morphine de Emmy Hennings rappellent le mystère de Burning, la sensation de vide latent mêlée à la chaleur brûlante des images qui hantent le spectateur, celui ci se consumant peu à peu, pris dans une expérience sensorielle qu’il est difficile d’oublier.

Anna D. : Leto (Kirill Serebrennikov)

Un biopic musical intelligent qui propose une réflexion sur la question de la liberté avec authenticité : des personnages attachants, une bande originale jubilatoire et une mise en scène énergique sont au rendez-vous dans le dernier film de Kirill Serebrennikov.

Jean-Félix L. Funan (Denis Dos)
Une famille décimée par la guerre entre mort et espoir. De très belles couleurs et une mise en scène très bien maîtrisée sans tomber dans le racoleur.

L’Île aux Chiens (Wes Anderson)
Wes Anderson toujours perfectionniste. J’en attendais beaucoup de celui là et je n’ai pas été déçu.

Jean-Christophe et Winnie l’Ourson (Marc Forster)
Un retour en enfance qui fait énormément de bien. Jean-Christophe est simplement le reflet du difficile passage de l’enfance à l’adulte. Que choisir entre bonheur et responsabilité ? Comment résoudre ce problème ? Le film nous propose comme solution le keynésianisme de l’après guerre.

Aymeric B. : Astérix et le secret de la potion magique (Louis Clichy et Alexandre Astier)
Le film m’a plu car, dans la lignée du « domaine des dieux » en 2014, il réussit à donner une seconde jeunesse à l’univers d’Astérix. Et d’ailleurs, le remplacement de Roger Carel par Christian Clavier pour doubler Astérix est une réussite !

Lucas N. : Une Affaire de Famille (Hirokazu Kore-eda)
Un sans faute depuis plus de dix ans. Hirokazu Kore-eda revient à ses premiers amours : la famille, un fait divers, l’apparence du banal cachant une étude sociale profonde et riche. Témoignant de la puissance de son cinéma, de la justesse de son regard, de son humanisme et de sa fausse simplicité en terme de mise en scène, Une Affaire de Famille est son chef d’oeuvre.

Aurélien Z. : Hérédité (Ari Aster)
Pour son jusqu’au boutisme noir, son élégance morbide et sa richesse symbolique folle

Pierre T. : Au Poste (Quentin Dupieux)
Poelvoorde se suffirait à lui-même, mais flanqué de Grégoire Ludig dans un drame totalement loufoque et absurde, c’est beau, c’est drôle, c’est frais.

Le Grand Bain (Gilles Lelouche)
Poelvoorde encore, avec Katerine, Amalric et d’autres joyeux drilles, pour une comédie absurde, c’est répétitif de ma part, mais l’humour et la justesse qui en ressortent sont inégalables.

Madiha Y. : Les frères Sisters (Jacques Audiard)
On est en Oregon, en 1861. Transportés dès la scène d’ouverture dans la quête d’un duo de tueurs professionnels – qui en plus sont frères – on se retrouve complice de cet univers où règne l’action imminente parsemée d’humour noir. Le plus frappant c’est qu’on s’attache, et ce dès le début, à ces deux personnages étonnants, contradictoires et tellement touchants, qui – je vous laisse imaginer – sont joués par Joaquin Phoenix et John C. Reilly. Sans parler de Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed qui viennent parfaire le choix d’un casting de qualité extrême. D’ailleurs je vais de suite le revoir !

Julie C. : Call Me By Your Name (Luca Guadagnino)
Je trouve que c’est un film qui parle simplement de l’éveil des sentiments mais sans pudeurs. Ce n’est pas un film militant mais relativement calme, atmosphère de vacances qui plane dans ces 80s. Italie du nord, des parents bourgeois intellectuels, j’adore !

Nina B.Plaire, aimer et courir vite (Christophe Honoré)
A l’instar du très primé 120 battements par minutes de Campillo, Christophe Honoré aborde dans son film de manière tendre et pudique le quotidien d’un écrivain atteint du sida. Les relations d’amour et d’affection s’entremêlent dans un trio aussi léger que grave, composé des convaincants Lacoste, Podalydes et Deladonchamps. On rit et on pleure devant ce film pastel.

L’association LYF – Le Film Jeune de Lyon et toute l’équipe du blog Le Film Jeune Lyonnais vous souhaite une belle année 2019, riche en belles découvertes cinématographiques et pleine de bonheur !

Auteur : Lucas NUNES DE CARVALHO

Responsable éditorial - Blog "Le Film Jeune Lyonnais".

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