Ils sont les meilleurs films de l’année 2019 selon le LYF…

Ils nous ont émus, nous ont touchés, bouleversés… Les membres de l’association LYF – Le Film Jeune de Lyon reviennent sur les films ayant marqué leur année de cinéma…

Hugo F. (rédacteur sur le blog) :

5. Knives Out – A Couteaux Tirés (de R. Johnson)
Un whodunnit très ludique qui déconstruit le genre en jouant habilement du point de vue et des faux-semblants, évacuant rapidement la question traditionnelle du genre pour en poser de nouvelles. Le tout couvert par un discours politique sur l’Amérique certes un peu facile et une galerie de personnages peut être sous exploitée, pas assez individualisée malgré le casting cinq étoiles du film.

4. Doctor Sleep  (de M. Flanagan)
Une honorable suite au Shining de Kubrick, où Flanagan tente de concilier le roman et le film. Une histoire horrifique très efficace mais qui se déploie avant tout comme un drame humain sur la filiation et le poids du passé. Néanmoins le film s’essouffle dans une dernière partie certes généreuse mais trop référentielle.

3. The Irishman (de M. Scorsese)
Une longue fresque funèbre où Scorsese nous raconte le temps qui passe et l’évolution d’une société américaine, presque un constat sur la mort prochaine de sa génération et ce qui va rester de son cinéma.

2. Parasite (de Bong J.-h.)
Une satire sociale acerbe qui prend un malin plaisir à démonter toute la structure sociale coréenne, aussi bien dans le rapport entre les différentes classes sociales que dans leurs interactions. Le tout servi par un humour noir des plus hilarants.

1. Once Upon A Time… in Hollywood (de Q. Tarantino)
Un film où enfin Tarantino use de sa passion pour le cinéma au profit de son discours. Une longue ballade, mélancolique et crépusculaire où Tarantino s’éloigne de son style et embrasse une sobriété qui lui manqué tant. Le tout aboutissant à sûrement la plus belle fin de son cinéma, où la fiction transforme le réel, les protagonistes devenant ainsi des personnages de cinéma.

Mention spéciale. Watchmen (série) (de D. Lindelof)
Une série absolument fascinante, une lettre d’amour aux comics originaux, renvoyant le film de Zack Snyder dans les cordes. Fresque super-héroïque aux accents absurdes et politiques qui manie avec brio son discours, son humour et son genre pour nous délivrer quelque chose de bien plus intimiste, dans la droite lignée de The Leftovers où le traumatisme des personnages, leur passé, leurs souffrances se retrouvent au cœur de la série.

Once Upon a Time… in Hollywood (2019) de Quentin Tarantino | Distribution : Sony

Pierre T. (rédacteur sur le blog & directeur des partenariats et de la communication) :

La fameuse invasion des Ours en Sicile (de L. Mattoti)
Ce film d’animation franco-italien, remarqué à Cannes 2019 dans la sélection Un Certain Regard, saura ravir petits et grands. Adapté de l’album éponyme écrit et illustré par Dino Buzzati en 1945. Narrant la quête du roi des ours de Sicile pour son fils, enlevé par des chasseurs, vous serez transportés entre batailles, magies et instants d’une poésie rare. Pour les soirées d’hiver (ou d’été).

Midsommar (de A. Aster)
Déjà remarqué avec Hérédité, Ari Aster était attendu au tournant pour Midsommar : est-il LE réalisateur en vogue pour le genre de l’horreur ? La réponse est au moins en partie un grand OUI. De jeunes américains se rendent en Suède assister au fêtes du solstice d’été (midsommar) d’une secte un peu particulière. Compilez une esthétique soignée, une angoisse bien dosée, une mise en scène à couper le souffle, le tout pour un film qui permet de renouveler ce genre (plutôt dévoyé) qu’est celui du cinéma d’horreur. Et tout ça, en plein jour !

Border (de A. Abassi)
Une douanière est dotée d’un odorat extraordinaire, qui compense avec son physique repoussant. Jusqu’au jour où elle rencontre un homme que son nez lui indique comme suspect. Entre questionnements sur l’identité, ambiance de thriller et flirt (appuyé) avec la littérature fantastique nordique, vous vous laisserez transporter dans ce polar sur l’âme humaine.

Mon chien stupide (de Y. Attal) – Un écrivain, la cinquantaine, déprime. Sa femme et ses enfants sont les raisons de son échec dans l’écriture de nouveaux romans. Introspection tendre et légère sur la vie, sur la transmission, mais aussi sur le soi et les rapports que l’on entretient avec les autres, et compilant une dose de sarcasme, voire de cynisme, Mon chien stupide plaira à tous ceux qui chérissent la mélancolie ou que de noires pensées habitent.

Seules les bêtes (de D. Molle)
Des histoires s’entrecroisent, de la campagne française aux banlieues d’Abidjan, pour finalement converger en une seule et même histoire : celle de l’homme, de sa perversion, de son errance entre le Bien et le Mal, de sa quête du bonheur, de sa quête de son intérêt propre. Une ambiance particulière dans laquelle on retrouvera des têtes familières, mais surtout des histoires qui nous parlent parce que nous les avons vécues. Où que nous les vivrons un jour.

Border (2019) de Ali Abbasi | Distribution : Metropolitan FilmExport

Roxanne T. (rédactrice sur le blog) :

5. Pour Sama (de W. Al-Kateab & E. Watts)
Un documentaire percutant sur la situation syrienne, et la vie qui continue malgré le conflit.

4. Asako I & II (de R. Hamaguchi)
Un beau film présentant une approche culturelle différente sur la démonstration de l’amour.

3. Sorry We Missed You (de K. Loach)
Un film simple, sans prétention et très touchant, sur la dure réalité des classes moyennes.

2. Parasite (de Bong J.-h.)
Un chef d’oeuvre !

1. It Must Be Heaven (de E. Suleiman)
Une vraie expérience cinématographique, pleine de poésie.

It Must Be Heaven (2019) d’Elia Suleiman | Distribution : Le Pacte

Audrey G. (rédactrice sur le blog) :

Coup de cœur. Ad Astra (de J. Gray)
La quête identitaire dans un monde où tout est à découvrir ; voilà le thème de prédilection de James Gray depuis The Lost City of Z. Le genre de la Science-Fiction était le genre tout trouvé pour aboutir à un résultat plus saisissant encore que dans son film précédent. De plus, pour cette formidable course de rover digne d’un Mad Max lunaire, Ad Astra mérite absolument d’être cité.

5. The Irishman (de M. Scorsese)
Présenté en avant-première au Festival Lumière 2019, The Irishman est une fresque mélancolique où les personnages doivent affronter le passage du temps et l’inéluctabilité de leur vieillissement. La durée du film permet une belle immersion dans le monde gangster des années 50 – un beau retour de la part de Scorsese.

4. Border (de A. Abbasi)
Découvert dans le cadre d’une séance hallucinée d’Hallucinations Collectives, Border est le récit surprenant de deux êtres dont la laideur est d’une beauté qui transcende le réel. Une petite curiosité du cinéma fantastique et la seconde preuve que le cinéma Scandinave sait porter à l’écran les textes de John Ajvide Lindqvist, dont Låt den rätte komma avait donné l’adaptation de Morse en 2008, porté par Tomas Alfredson.

3. El Reino (de R. Sorogoyen)
El Reino montre la descente aux enfers d’un homme politique brisé par la force de l’opinion publique dans un monde secoué par la manie du complot. Avec une puissance graduelle tout au long du métrage, chaque scène a eu la faculté de me rendre aussi paranoïaque que ne l’était Manuel López-Vidal, le protagoniste du film. Un thriller politique à la conclusion percutante qui résonne longtemps encore après la fin du générique.

2. Un grand voyage vers la nuit (de B. Gan)
Un Grand Voyage Vers la Nuit est un voyage onirique dans une nuit aux teintes pourpres peintes par Bi Gan. Un poème sublimé par sa dernière strophe d’une heure tournée en plan séquence et où le rêve rattrape la réalité. Une expérience à vivre sur grand écran.

1. Parasite (de Bong J.-h.) & The Lighthouse (de R. Eggers)
Mon cœur balance entre le dernier film de Bong Joon-Ho, Palme d’Or unanime du Festival de Cannes 2019, et le nouveau Robert Eggers, prix du Jury de Deauville 2019. D’un côté, une lutte des classes dépeinte dans un métrage qui traverse les genres, de la comédie au thriller, rendant la satire plus percutante encore. Nouvelle preuve des facultés formidables de Bong Joon-Ho à mettre en scène de manière éloquente ses personnages, à filmer les objets pour qu’ils parlent eux-aussi, le tout dans une agitation permanente qui ne nous laisse aucun temps de répit. De l’autre côté, un cauchemardesque phare filmé par Robert Eggers, réalisateur qui s’impose avec Ari Aster (Midsommar) comme le digne héritier du genre de l’horreur folk. Son deuxième film s’étire comme un conte horrifique de deux heures, rongé par le grain de la pellicule, la folie des personnages et l’imprévisibilité du scénario nous plongeant dans un véritable cauchemar éveillé. La plus forte expérience de l’année.

The Lighthouse (2019) de Robert Eggers | Distribution : Universal

Lucie B. (présidente de l’association LYF) :

5. Parasite (de Bong J.-h.)
Un film d’auteur sur grand écran qui de part son rythme captive et fascine tout amateur de thriller. Ce film peint une culture coréenne dictée par le déterminisme social qui se noie dans une silencieuse mais redoutable lutte des classes.

4. Matthias et Maxime (de X. Dolan)
Malgré un “made in Dolan” bien présent, la poésie se mêle au rythme, l’individu se fond dans le groupe à l’intérieur de l’introspection profonde et parfois intimidante du personnage principal.

3. J’ai perdu mon corps (de J. Clapin)
Un des rares film d’animation qui a réussi à me transporter dans un monde parallèle à travers cette histoire d’amour attendrissante

2. And Then We Danced (Et puis nous danserons) (de L. Akin)
Entre culture et modernité ce film nous fait entrevoir la richesse de la culture géorgienne.

1. Papicha (de M. Meddour)
Une réalité frappante qui prends tout son sens dans l’actualité et les revendications féministes d’aujourd’hui.

Lucas N. (Rédacteur en chef du blog Le Film Jeune Lyonnais) :

5. Proxima (de A. Wincour)
Un grand geste de cinéma, mêlant l’intelligence d’un regard toujours à juste distance sur la filiation, sur la relation mère-fille, mais aussi sur cette mission hors-norme qui dépasse tout l’imaginaire humain : l’être humain quittant la Terre et quittant, de ce fait, tout un univers sensible.

4. Asako I & II (de R. Hamaguchi)
L’Asako d’Hamaguchi est un personnage dont l’intériorité était et restera opaque au spectateur, sans doute comme elle l’est au réalisateur. Qui peut savoir toute la complexité qu’autrui dissimule sous son visage, même si d’apparence impassible ? Quand celle-ci s’expose, le film se transforme et bascule du brillant au génial.

3. Mektoub, My Love – Intermezzo (de A. Kechiche)
N’écoutez pas ce qu’on vous dit : Kechiche était, est et restera l’un des cinéastes français les plus important de son temps. Son étude des désirs et de la jeunesse est incroyable de modernité, de précision, de justesse. Intermezzo, présenté à Cannes cette année et promis à une sortie dans une version abrégée en 2020, est une recherche expérimentale soufflant le spectateur qui en ressort groggy, confus, perdu, et profondément transformé.

2. Un grand voyage vers la nuit (de B. Gan)
D’une certaine manière, Bi Gan semble être l’héritier légitime de Tarkovski. Son deuxième film est le geste d’un extraordinaire poète tant l’imaginaire qu’il révèle est dense, complexe, surprenant. Son inventivité va jusqu’à être le plus beau film 3D vu depuis des années. On peut dès lors s’incliner, en espérant que son troisième film confirme les espoirs qu’on place en lui…

1. Parasite (de Bong J.-h.)
Qu’on le veuille ou non, certainement le grand chef d’oeuvre de l’année, un des films majeurs de notre temps tant il semble avoir capté toute l’essence, les problématiques, les peurs, mais finalement les désirs d’une époque. Impossible de ne pas s’incliner devant un film qui, à chaque visionnage, prend en densité, en ampleur, sans jamais oublier le plaisir d’une bonne intrigue, généreuse, et divine de précision.

Un grand voyage vers la nuit (2019) de Bi Gan | Distribution : BAC Films

Hugues M. (rédacteur sur le blog & membre du comité de sélection du Festival du Film Jeune de Lyon, délégué à la fiction) :

5. Give Me Liberty (de K. Mikhanovsky)
Un film américain réalisé par un russe, filmant des russes et handicapés dans une petite ville pauvre, peut-être tout de suite caractérisé comme politique en ces temps d’Amérique trumpiste. Toutefois il n’en est rien, l’objectif du film est bien plus de montrer ces gens en toute simplicité, effectivement en marge de la société, que ce soit à cause de leur nationalité, leur manque d’argent et/ou leur infirmité. Mais le film ne tombe jamais dans l’erreur du pathos victimisant. En approchant de ses personnages de près, en les montrant ensemble ou en désaccord et en restant naturel, on sent de suite que le réalisateur déborde d’amour pour les personnages qu’il filme. Avec des scènes de vie et d’émotions, Give Me Liberty dose avec justesse tous ses éléments internes pour rendre un film nécessaire de voir aussi bien pour son aspect social que pour l’humanité précieuse dont il fait preuve.

4. Watchmen (série) (de D. Lindelof)
Après avoir été showrunner de série comme Lost ou The Leftovers, Damon Lindelof s’est donné pour défi de faire la suite du comics culte d’Alan Moore, plaçant l’action à notre époque avec de nouveaux personnages. Une chose qui saute très vite au yeux, c’est qu’au contraire de son aspect “blockbuster”, la série s’attache à raconter une histoire d’auteur avec un vrai sens de la cinématographie. Mais à part les retournements de situations, la mise en scène passionnante en terme de trouvailles visuelles ou le storytelling perfectionniste, s’il est bien une chose qui donne à l’œuvre son intérêt ce sont les personnages et leurs interactions entre eux. Tous ont des faiblesses, des traumatismes et des imperfections qui les rendent humains, et cela ne rend jamais la série manichéenne. Accompagnant tout cela : le visage d’une société dystopique, radicale mais vraisemblable aussi effrayante qu’interrogatrice sur notre monde. Watchmen est une série importante qui, espérons-le, restera dans les annales.

3. The Irishman (de M. Scorsese)
Crépusculaire, politique, foudroyant, mélancolique, bouleversant, œuvre somme,… les adjectifs ne manquent pas pour décrire le nouveau film de Scorsese. Assorti d’un casting tellement fantastique qu’il en était utopique, The Irishman traverse en une durée de 3h30 plusieurs décennies d’histoires de mafieux en tous genre afin de poser un regard tant compatissant que pessimiste sur des personnages qui ont fait l’œuvre de son réalisateur. Pour autant, ce dernier se renouvelle : plus posé, plus serein, sans fioritures, tout a l’air plus réfléchi autant dans le fond que dans la forme. Le film et tout particulièrement sa fin, voire même son dernier plan, feront date, autant  dans une filmographie déjà bien remplie que dans l’histoire du 7ème art ; signe d’une envie de cinéma auteuriste qui ne veut pas s’éteindre.

2. Un grand voyage vers la nuit (de B. Gan)
Présenté l’année dernière au Festival de Cannes, le deuxième long métrage de Bi Gan est, à n’en pas douter, déjà un chef-d’œuvre. Une appellation vaste et piégeuse mais au regard de la maîtrise dont fait preuve le metteur en scène, autant sur le fond que sur la forme, on ne peut qu’être impressionné par cette inventivité. Difficile à saisir, le film est une évanescence éveillée presque impénétrable. Voguant entre onirisme et travail sur la mémoire, le film multiplie les tours de force de mise en scène (dont ce fameux plan-séquence de près d’une heure). Un grand voyage vers la nuit est un film qui marque par son propos, sa beauté inaltérable et son ambition de raconter une histoire ésotérique voire tentaculaire. Assurément un grand, très grand film de cinéma.

1. An Elephant Sitting Still (de H. Bo)
Hu Bo est un auteur éphémère au sens premier du terme : suicidé peut après avoir fini le montage de ce premier long-métrage, il est un cinéaste dont on sait peu de choses mais qui marque de manière fulgurante cette année 2019. À travers un récit croisé de quatre personnages vivant une journée bouleversante, ils vont se rencontrer par instants, se revoir ou s’en aller. Tout cela avec le rêve d’une vie meilleure, dramatiquement impossible à atteindre. An Elephant Sitting Still est difficile à appréhender : de par sa durée (quatre heures), sa forme (de longs plans-séquence souvent stationnaires), son caractère dépressif et réaliste ou encore son rythme lent. Pourtant ce (très) long-métrage est une rencontre au sens propre, qui est souhaitable à tout le monde. C’est un long spleen qui, gageons-le, aurait fasciné Baudelaire ou Zola, utilisant l’influence du cinéaste hongrois Béla Tarr, pour livrer un récit d’une pureté déroutante, entre amour, souffrance, dépression, destinée inaccessible et situations tragiques. Hu Bo parle des laissés de côtés, dans une Chine industrielle, de manière sincère et réfléchie tout en ayant une vision du monde hors norme. C’est un film rare sans enjolivement, incorrect parfois mais auquel on pardonne car c’est ce qui en fait son charme. An Elephant Sitting Still est une œuvre vaste dont on peut parler pour toujours. Cet unique film de Hu Bo hantera à jamais les esprits qui l’ont vu et est une condensation intemporelle de tout ce qui peut se faire au cinéma pour filmer la condition humaine.

Nina B. (rédactrice sur le blog & directrice de la communication de l’association LYF) :

Parasite (de Bong J.-h.)
Il semble impossible de produire un top sans mentionner la palme d’or de cette année qui reste ma claque cinématographiques de ces 365 derniers jours.

It Must Be Heaven (de E. Suleiman)
Un film qui réconcilie avec la vie, qui donne envie de se faire, d’observer et de boire du raki.

Les Misérables (de L. Ly)
Au même titre que Parasite, un film nécessaire et éreintant pour celui qui le regarde.

Nous finirons ensemble (de G. Canet)
C’est avec plaisir qu’on retrouve la bande de Gilles Lellouche, moins légère, des années ont passé dans la maison estivale. On a l’impression de retrouver de vieux amis et de se rasseoir à la même table avec délice.

Chambre 212 (de C. Honoré)
Lyrisme et élégance, Honoré livre un de ses meilleurs films où le passé flirt avec le présent pour notre plus grand plaisir.

Chambre 212 (2019) de Christophe Honoré | Distribution : Memento Films

Julie C. (rédactrice sur le blog) :

Parasite (de Bong J.-h.)
C’est parce que ce thriller aux touches humoristiques dépeint le portait de deux familles aux antipodes avec un regard juste sur les classes sociales que Bong Joon-Ho a su hisser son film au rang de chef-d’oeuvre.

Les Misérables (de L. Ly)
La vérité frappe et fait mal. C’est un film fort et poignant, comment ne pas être marqué par ce choc ? C’est un reflet de la société qui est simple, neutre et juste, pourtant personne ne s’y attendait. C’est parce qu’il éveille et réveille que ce film devrait être vu par tous.

Hors normes (de E. Tolédano & O. Nakache)
Des personnes autistes se retrouvent face à la caméra et non pas des acteurs, alors on se rend compte de la réalité des faits. Le film est juste et sincère, il est difficile de ne pas s’attacher aux personnes si réelles mais aussi à admirer tous ceux qui les aident.

Once Upon a Time in Hollywood (de Q. Tarantino)
Un rythme, une ambiance, un monde sont dégagés juste par ce film qui nous ramène aux années hippies et au cinéma des 1970’s. Le casting, le réalisateur, l’histoire nous amène à aimer le film avant même de l’avoir vu, sentiment réconforté une fois qu’il est visionné.

Martin Eden (de P. Marcello)
Une nouvelle vision du personnage de Jack London sous un regard napolitain qui donne au film une ambiance particulière et qui nous ramène dans une époque où les classes sociales sont si importantes.

Martin Eden (2019) de Pietro Marcello | Distribution : Shellac

Manon I. (rédactrice sur le blog & directrice artistique, directrice des films du Festival du Film Jeune de Lyon) :

Portrait de la jeune fille en feu (de C. Sciamma)
Pour la justesse de l’écriture et de la mise en scène, d’une force et d’une discrétion remarquables. Et pour ce dernier plan, si riche et si glaçant, dont la puissance émane d’un visage portant sur ses larmes tout le drame d’une vie.

L’équipe du blog Le Film Jeune Lyonnais et l’ensemble des équipes de l’association LYF vous souhaite une très belle année 2020, pleine de cinéma !

Et pour redécouvrir les films de 2018 :

Quels sont les films de l’année 2018 pour l’association LYF ?

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