Amateur de cinéma étrange ? Les Hallucinations Collectives arrivent !

Pour certains, le week-end prolongé du lundi de Pâques est synonyme de moments étranges à partager dans une salle noire : des films gores, perdus, oubliés, des films ratés, des films drôles… Animé par l’équipe passionnée de Zonebis, les Hallucinations Collectives reviennent pour leur 11e édition !

Du 27 mars au 2 avril, vous pourrez ainsi venir vous aussi découvrir certaines de ces pépites au Comoedia. Comme d’habitude, une compétition de long-métrages en avant-première, dont certains très attendus (Mutafukaz, Tiger are not afraid…), une sélection autour des sorcières, quelques films choisis et présentés par le réalisateur Fabrice du Welz (qu’on avait rencontré aux Hallus l’année dernière), ou encore une soirée Chic Corée, avec notamment un film inédit en France du réalisateur de Dernier Train pour Busan.

Bref, une belle semaine en perspective qui commencera avec Une Prière avant l’aube, film montré en séance de minuit à Cannes.

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Les Mauvais Gones – Les gangsters envahissent Confluence

Après une première édition très réussie (plus de 800 spectateurs sur trois jours), les Mauvais Gones reviennent au UGC Confluence les 21, 22 et 23 mars 2018 ! Proposant de véritables projections-améliorées, le festival vous propose de découvrir ou redécouvrir des films accompagnés d’animations, de spectacles, d’invités, dans des ambiances thématiques autour du film.

Cette année, vous pourrez redécouvrir Usual Suspect de Bryan Singer, Suburra de Stefano Sollima et La French de Cédric Jimenez. 

La séance est à 12€, et 9,50€ pour les étudiants.

Pour plus d’information et acheter vos places, cliquez ici !

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[Fête du court-métrage] Rencontrez des professionnels lyonnais !

L’association LYF est ravie d’annoncer la Fête du court-métrage 2018 et la journée de rencontres de professionnels, dont nous sommes partenaires.

HATCAP Productions  et l’association Entre les mailles organisent le vendredi 16 mars 2018 une journée de rencontre avec des professionnels du cinéma et du court-métrage de la région lyonnaise. C’est une occasion exceptionnelle de rencontrer et d’échanger lors des différentes tables rondes autour des enjeux liés à la diffusion et à la création dans la ville des frères Lumière.

Le programme détaillé des sujets et des invités est disponible ici !

L’événement est gratuit mais l’inscription est obligatoire à l’adresse mail suivante : rencontrespro.fdc@gmail.com.

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Rendez vous le 16 mars prochain à la Maison des étudiants au 25 rue Jaboulay (Lyon 7e) !

Festival Artlezia : le festival de tous les arts dès le 13 mars !

Le festival Artlezia, créé en 2013, revient cette année avec le même mot d’ordre que lors des précédentes éditions : mélanger la culture, échanger dans tous les langages artistiques possibles. C’est au nom de cette pluridisciplinarité que du 13 au 17 mars, la ville de Lyon battra au rythme des groupes de musiques qui se produiront dans toute la ville – certains gratuitement ! – mais aussi autour du cinéma.

En effet, l’équipe du LYF vous invite chaudement à venir à la soirée Coup de projecteur organisé à l’Aquarium Ciné-Café, vendredi 16 mars à 20h ! Une formidable occasion de découvrir des courts-métrages réalisés par des jeunes talentueux de la région lyonnaise.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter leur page Facebook !

C’est la Fête du court-métrage à Lyon, du 14 au 20 mars !

Cette année, la Fête du court-métrage aura lieu à Lyon du 14 au 20 mars, et le LYF est partenaire !

Comme à chaque fois, pour mettre en avant le cinéma court, le CNC organise ce grand événement avec des partenaires locaux. A Lyon, HATCAP Productions et l’association Entre les mailles ont répondu à l’appel. Ils participeront ainsi à l’organisation d’un ensemble d’événements, de projections, de rencontre dans la ville !

Parmi les moments forts, à Cinécréatis, le samedi 17 mars de 10h à 18h, auront lieu des ateliers pour faire découvrir l’envers du décors, les trucs de cinéaste et faire découvrir à toute la famille le monde du cinéma !

Le vendredi 16 mars, à la Maison des étudiants, de 10h à 18h, une journée de rencontre avec des professionnels du monde du cinéma aura lieu.

Des projections de court-métrage auront lieu pendant toute la Fête du court-métrage dans les salles lyonnaises.

Pour découvrir le programme, cliquez ici !

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Restaurer des films à Lyon : rencontre avec Lumières Numériques

Quel est le point commun entre Djam de Tony Gatlif, La Glace et le Ciel de Luc Jacquet, et Makala de Emmanuel Gras ? Tous ont été post-produit, ou du moins en partie, à Lyon, par Lumières Numériques ! Mais particularité de ce laboratoire, ils font aussi de la… restauration de films ! Seuls en province à le faire, et ayant travaillé sur les films de Costa Gavras et de Eric Rohmer, nous avons pu en rencontrer le directeur et fondateur, Pierre-Loïc Précausta.

Bonjour monsieur Pierre-Loïc Précausta ! Est-ce que vous pourriez vous présenter et raconter comment est-ce que vous en êtes venu à diriger Lumières Numériques ?

J’ai fait un BTS audiovisuel à Villefontaine. J’ai commencé dans le film institutionnel, puis j’ai eu l’opportunité de réaliser quelques petits documentaires pour des chaînes régionales et pour des chaînes nationales. En 2006, la post-production de Kaamelott venait à Lyon, et ils cherchaient sur place un étalonneur. Je me suis proposé et ait été retenu. J’ai étalonné les livres IV et V. J’ai participé à la création d’une boite de post-production à Lyon, qui n’a pas fonctionnée… En 2011, j’ai créé Lumières Numériques, une boite de post-production, mais aussi de patrimoine et de numérisation de la pellicule, de leur restauration. Continuer la lecture de « Restaurer des films à Lyon : rencontre avec Lumières Numériques »

Rencontre avec Bout-à-Bout : « Ce sont des projets qui nous tiennent à cœur »

Alors que dans quelques jours leur campagne de financement s’achève, nous avons rencontré le collectif d’étudiants à La Factory, Bout-à-Bout, qui cherchent à réunir la somme de 30 000€ pour réaliser leurs projets de fin d’études…

Bonjour ! Est-ce que vous pourriez vous présenter, ainsi que nous parler de vos projets de courts-métrages ? 

Evance : Je m’appelle Evance Breteuil, j’ai suivi le cursus réalisation qui se fait en trois ans. En deuxième année j’ai eu l’occasion de réaliser deux courts-métrages : un de cinq minutes et un de dix minutes. C’est mon troisième court-métrage. C’est un western qu’on va tourner dans la Haute-Savoie, dans les montagnes. On suit l’histoire d’un trappeur, Charles Connelly, qui se fait voler ses peaux et qui part en chasse pour retrouver le voleur… Je n’en dirai pas plus ! C’est un court-métrage de quinze minutes, ayant pour vocation d’être un film de fin d’études mais aussi à être montré dans des festivals. Continuer la lecture de « Rencontre avec Bout-à-Bout : « Ce sont des projets qui nous tiennent à cœur » »

Après la conférence, les films : À la découverte du cinéma populaire de Taiwan !

En septembre dernier, monsieur Corrado Neri nous avait fait l’honneur et le plaisir d’animer une conférence à partir de son dernier livre, Retro Taiwan : le temps retrouvé dans le cinéma sinophone.

Le Festival du film jeune de Lyon vous invite donc, après cette conférence, à venir découvrir des films taïwanais à l’occasion du séminaire organisé par monsieur Neri à l’Université Lyon 3 – Jean Moulin le jeudi 25 janvier 2018 à la Maison internationale des langues et des cultures (MILC, 35 rue Raulin) et le vendredi 26 janvier 2018 à l’amphithéâtre Malraux (Manufacture des tabacs, 24 rue Rollet).

Seront ainsi présentés sur les deux jours quatre films extrêmement rares, accompagnés par des interventions de spécialistes dont Chris BERRY du King’s College de Londres, Ming-Yeh RAWNSLEY de l’Université de Londres, et Wafa GHERMANI de la Cinémathèque française.

Parmi ces raretés à découvrir, The Best Secret Agent (1964, Zhang Ying, un film d’espionnage !), The Bride Who Has Returned from Hell (1965, Xin Qi), ou encore Fantasy of the Deer Warrior (1961, Zhang Ying, dont la bande annonce mérite le détour – vraiment).

Ne ratez pas cette opportunité unique ! Les projections sont gratuites et accessibles à tous.

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Programme précis : 

Jeudi 25 janvier – Amphithéâtre de la MILC (rue Raulin)
10h – Intervention de Ming-Yeh RAWNSLEY (SOAS) : « La Politique de tous les jours : le cinéma taïwanais des années 1950-1960 »
11h – Projection de The Bride Who Has Returned from Hell (1965, Xin Qi)
Pause
14h – Intervention de Chris BERRY (King’s College London) : « Le cinéma en taiwanais : une alternative au cinéma de la pauvreté ? »
15h – Projection de The Best Secret Agent (1964, Zhang Ying)
17h – Table ronde
18h – Projection de Back to Anping Harbor (1972, Wu Feijian)

Vendredi 26 janvier – Amphithéâtre Malraux (rue Rollet)
15h – Intervention de Wafa GHERMANI (Cinémathèque française) « Le cinéma en taiwanais et en mandarin à l’épreuve de la modernité »
16h – Projection de Fantasy of the Deer Warrior (1961, Zhang Ying)
18h – Table ronde et clôture

Les films sont montrés en version originale sous-titrées anglais.

Un poing c’est court, le festival du court-métrage de Vaulx-en-Velin

Un poing c’est court est un festival de courts-métrages francophone important de la scène régionale. Il fête cette année sa 18e édition, du 19 au 27 janvier 2018 ! 

Comme chaque année, ce sera au cinéma Les Amphis à Vaulx-en-Velin. Sur les 1500 films reçus, seulement 25 seront montrés en sélection officielle, étalés sur 4 programmes.

Pour cette édition, l’équipe vaudaise invitera le réalisateur Michel Ocelot (Kirikou, Azur & Asmar) à échanger avec le public à partir d’une carte blanche qu’il aura lui-même composé. Haïti sera par ailleurs mis en avant dans le cadre d’une soirée spéciale composée de 6 courts-métrages : une occasion de découvrir une cinématographie méconnue – voire même inconnue – du public français.

Seront aussi présentés une sélection de films d’étudiants le mercredi 24 janvier, ainsi qu’une « nuit du court » organisée le 26 janvier au soir.

Cette édition s’achèvera le 27 janvier par la traditionnelle remise des prix.

Pour découvrir le festival et toutes les informations

ACID (2/2) : « Le but, c’est de favoriser la diffusion de ces films en salle »

Suite de notre entretien avec Karin Ramette et Simon Lehingue, qui représentaient lors de leur passage à Lyon en septembre dernier l’équipe de l’Association pour le Cinéma Indépendant et sa Diffusion (ACID). Pour lire la première partie :

ACID (1/2) : « Le plus important, c’est que les films doivent être présentés comme dans un écrin au spectateur »

Vous disiez que votre public cannois était fondamentalement composé par les distributeurs, les exploitants, à la recherche de films à programmer. Dans ce cas-là, pourquoi organiser des événements pour le public cinéphile comme au Comoedia ?

K.R. : Ce n’est pas pareil. Quand on est au Festival de Cannes, on est sur les premières projections de ces films-là. Comme le disait Simon, le but, c’est de favoriser la diffusion de ces films en salle. La première stratégie est alors de faire en sorte que les programmateurs, les exploitants, puissent les voir, et les voir dans de bonnes conditions. Cannes est un enjeu important à cet endroit-là, car dans nos spectateurs, on aura l’exploitant de salle de cinéma. Après, le but, c’est qu’il soit programmé. L’exploitant a vu le film, il s’en empare, il le programme. L’idée de venir ici, au Comoedia, c’est la continuation de ce travail là : d’aller à la rencontre du public et d’activer le bouche à oreille. On présente dix films, et sur ces dix films, huit sont en avant première. Le fait de projeter ces films en avant-première avec ces discutions, ces échanges à la fin, c’est une manière de démarrer un bouche à oreille, à Lyon et dans les environs. On espère que ce bouche à oreille sera réactivé lors de la sortie nationale. Là, on est à la deuxième étape, mais il est important aussi qu’à Cannes les exploitants puissent voir les films, très en amont.

Aujourd’hui, on constate une multiplication des moyens de voir les films. De la même manière, il y a de plus en plus de films produits, réalisés, et cela devient de plus en plus difficile d’exister, d’être programmé, même à Cannes. Pourquoi ne pas vous tourner vers ces nouveaux moyens – citons Netflix – pour donner un moyen de médiatiser, de faire exister ces films qui parfois des difficultés à exister en salle ?

S.L. : C’est une bonne question…Mais l’endroit de l’ACID, c’est la salle.

K.R. : Oui, et je peux ajouter quelque chose : la plateforme, ça ne fonctionne – et ce n’est pas moi qui le dit mais ce sont les gens qui font fonctionner ces plateformes – que quand il y a déjà eu un bouche à oreille, quelque chose qui se passe avec la salle.

S.L. : Tout à fait.

K.R. : Si vous voulez qu’un film génère du téléchargement, des visionnages, il faut qu’il y ait eu quelque chose avant, une médiatisation. Ça passe par la salle.

S.L. : Pas mal de gens ont tenté des sorties directement en VOD, et c’était ultra bancal. Netflix c’est autre chose, c’est de la SVOD [Service de vidéo à la demande, ndlr] par abonnement. Il y en a d’autres comme Mubi, qui fonctionnent sur un réseau cinéphile (avec un film par jour qui rentre, un film par jour qui sort et toujours trente films en ligne), à 4€ par mois, ça marche, mais sur un réseau cinéphile, ils n’ont pas un pouvoir d’expansion énorme. Les sorties directement en VOD, en paiement à l’acte, ça a marché pour les films faisant un buzz, faisant beaucoup de promotion, type Abel Ferrara avec Welcome to New York, sur l’affaire DSK, qui a fait 700 000 achats. Mais c’est ponctuel. Il n’est pas trouvé en fait, le modèle économique. Bien sûr que les pratiques ont changé, mais comment faire exister des films si l’on ne passe pas d’abord par des structures solides, les salles, et la communication par la presse.

K.R. : On parle en l’occurrence de cinéastes qui n’ont pas encore de notoriété. Pourquoi est-ce que quelqu’un chercherait à voir ce film sur le net, ou sur une plateforme ? Alors quand c’est par abonnement, je peux faire confiance à la ligne éditoriale, être curieux – c’est une démarche très cinéphile d’ailleurs.

S.L. : J’ai un exemple : j’ai vu un film d’horreur iranien à La-Roche-Sur-Lyon [Under the Shadow, de Babak Anvari, nldr], l’année dernière. Je m’étais demandé qui allait l’acheter. C’était incroyable, il fallait que ça soit vu. Et c’est Netflix qui l’a acheté. Du coup, personne ne l’a vu, personne ne connaît ce film. Sauf qu’en fait, ils ont mis beaucoup d’argent sur la table. Le producteur était coincé : oui, le film serait peu connu, ce sera difficile de financer le prochain, mais… Netflix qui pose une somme, ça fait plaisir, mais il y a toujours le regret que l’écrin de la salle n’ait pas été là.

Là, c’était peut-être un moyen pour Netflix de parler aux spectateurs cinéphiles, qui auront ouïe dire du bien de ce film ?

S.L. : C’est aussi parce qu’ils ont besoin d’avoir un gros catalogue ! Ils ont besoin d’énormément d’offre pour justifier les abonnements, faire de la com.

En quelques mots, qu’est ce que vous diriez sur la sélection 2017 de l’ACID ? Un film qui vous a marqué particulièrement ? Mettre en avant un faux-fil directeur ?

S.L. : Je pense que ce sont des formes très libres. c’est bateau dit comme ça, mais il y a six films français (c’est un critère de l’ACID). Tout le système des commissions du CNC, du lissage des scénarios, des ré-écritures, des financements très serrés et justifiés, étouffent un peu la création. Ça se voit d’ailleurs, il y a des gens qui font des premiers films, on dirait que c’est leur huitième ! Le propre des films français de l’ACID cette année, c’est qu’ils ont tous trouvé une forme contournant ce système pour tourner plus vite, avec plus de liberté. Il y a cet aspect d’hybridation entre documentaire et fiction très claire, parce que quand on a moins d’argent, on doit travailler avec le réel, d’y introduire de la fiction… Avec des scénarios peu écrit, d’autres formes d’écritures. Les films sont assez différents les uns des autres, mais s’il y a une ligne directrice, ce serait celle-là. Le réel fait toujours effraction dans la fiction et inversement. Ça donne des formes inhabituelles pour le spectateur, mais pas difficiles pour autant. Ce ne sont pas des films exigeants plastiquement.

K.R. : Après il y a quelque chose qu’on dit beaucoup, c’est qu’il y a une forme d’éclectisme. C’est le reflet de la sensibilité des réalisateurs qui ont fait la programmation. On a des gens qui viennent de la fiction, du documentaire, d’une forme hybride… Certains en sont à leur cinquième long-métrage, d’autres viennent de finir leur premier long. Les parcours sont extrêmement divers et les sensibilités sont très diverses. C’est vraiment comment accorder toutes ces sensibilités pour une programmation, dans laquelle chacun y trouve aussi quelque chose. C’est toute la beauté de la chose. Malgré toutes ces personnalités, toutes ces sensibilités de cinéma différentes, on arrive chaque année à produire une programmation cohérente. Ce qui est très drôle, c’est qu’au fil des années, on se rend compte qu’il y a malgré nous un fil directeur. Une année, il y avait un intérêt pour la marge, dans tous les films il y avait quelque chose ou quelqu’un à la marge.

Parce que l’ACID est un peu le reflet du monde ?

K.R. : D’une certaine façon ? C’est un regard sur le monde en tout cas, à un instant T.

Un film à voir impérativement dans la sélection, par préférence personnelle ?

K.R. : C’est difficile, ils méritent tous d’être vu. Ils ont tous un intérêt différent.

S.L. : Moi je réponds Sans Adieu. C’est un chef d’œuvre. En fait, le plus beau film de l’année.

K.R. : J’aime beaucoup Sans Adieu aussi.

Encore merci à l’équipe de l’ACID de nous avoir consacré du temps et aux équipes du Comoedia pour nous avoir accueilli ! Encore en salle : Le rire de madame Lin, soutenu par l’ACID en 2017.

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