Il était une seconde fois – Et si on modifiait le destin ?

Il était une seconde fois est une série en 4 épisodes d’environ cinquante minutes dans lesquelles nous suivons Vincent (Gaspard Ulliel), largué quelques mois plus tôt par sa copine, Louise (Freya Mavor). Il pense encore à elle. Un jour, le livreur dépose par mégarde un autre colis que le sien contenant un cube lui permettant de revenir quelques mois en arrière, à l’époque où il était encore avec Louise. Il va alors tout tenter pour la reconquérir. Continuer la lecture de « Il était une seconde fois – Et si on modifiait le destin ? »

Une Fille Facile – Vacances au goût amer

Sofia (Zahia Dehar) retrouve sa cousine Naïma (Mina Farid) à Cannes, le temps d’un été. Nous suivons leurs aventures, à la croisée des mondes : Naïma est une jeune fille issue d’un milieu populaire, et Sofia, dont on devine le métier d’escort girl, nage dans le milieu aisé. Lors de ces vacances, elles rencontrent deux hommes, riches, et nouent une relation avec eux.

Entrons dans le vif du sujet : j’ai passé un bon moment, j’aime le côté vintage de l’image, la musique, les sons, les paysages. La forme est belle, on se sent à Cannes : soleil, plage, soirées, cette ambiance légère qui nous a tous déjà fait tiquer – « tiens, je me sens en été ». Le choix des acteurs est judicieux et appréciable : Rebecca Zlotowski l’a soulignée elle-même, le choix de Mina Farid comme une jeune femme moins « tape à l’oeil », pas très sexualisée, qui incarne parfaitement l’image de l’adolescente « comme tout le monde »; Zahia Dehar, personnage sulfureux mais qui revendique l’acceptation de soi, de son corps, de sa liberté sexuelle. Nuno Lopes (André) et Benoît Magimel (Philippe) dont les personnages sont loin des clichés bourgeois. Continuer la lecture de « Une Fille Facile – Vacances au goût amer »

Dix pour cent : une perle à la française

L’été approche, malgré les révisions, et c’est pour ça que Le Film Jeune Lyonnais s’attache à passer en revue les séries qu’on vous conseille pour la plage, la montagne, ou simplement chez vous.

Me voilà à la recherche d’une série légère et loin des thrillers/drames et j’en passe que j’ai l’habitude de suivre sur Netflix. Mes amis me conseillent Dix pour cent et là, la crainte : une série française, quelle horreur ! Je décide de dépasser mes préjugés et me voilà plongée dans cette série de 12 épisodes d’environ 50 minutes répartis en 2 saisons. Les épisodes passent et je ne m’arrête plus : les épisodes sont longs mais jamais longuets, l’intrigue est simple, mais jamais simpliste.

Tout tourne autour d’une agence d’artistes parisienne et de ses salariés, tous plus atypiques les uns que les autres. Chacun, par ses traits particuliers, apporte sa pierre à l’édifice venant rendre plus palpitante et habiller la présence de véritables célébrités françaises, cette dernière venant donner originalité et aplomb à la série. Au fil des épisodes, chaque personnage se dévoile et présente les traits types du commun des mortels : jalousie, possessivité, envie, courage, amour, mauvaise foi, opportunisme, égocentrisme, regrets… et j’en passe. Les faiblesses de chacun nous offrent une palette de personnages attachants, nous donnant envie de poursuivre l’aventure et de découvrir leur devenir.

Dix pour cent, c’est aussi une série qui milite à sa façon. Je vous laisserais découvrir par vous-même ce que j’entends par là, et vous recommande largement la série si vous souhaitez quelque chose de léger, touchant, drôle sans pour autant vous prendre le chou avec une série en VOST ou une version française mal doublée. Dix pour cent vous entraîne dans l’envers du décor du show business avec des rebondissements qui vous donneront (peut-être) envie de toucher au monde des agents.

Dix pour cent (saison 1 et 2 disponibles), créée par Fanny Herrero, d’après une idée originale de Dominique Besnehard, Michel Vereecken, Julien Messemackers

La série a été créée et est co-réalisée par Cédric Klapisch, que nous avions rencontré l’année dernière à l’occasion de la sortie Ce qui nous lie :

Interview de Cédric Klapisch (Ce qui nous lie, L’Auberge espagnole, Le Péril Jeune,…)