Croiz’Arts : rencontre entre le Saily Club Jean Moulin Lyon 3 et le Lyf

Le Saily Club Jean Moulin Lyon III et l’Association Lyf ont allié leurs forces dans un projet inédit, réalisé à partir de janvier 2018 : Croiz’arts. Le président du Saily Club, Matthieu Benoit-Cattin nous en dit plus.

Tout d’abord, qu’est-ce que le Saily Club Jean Moulin Lyon III ?

Il s’agit d’abord d’une aventure humaine et associative : la création du club voile de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Jeune association créée en 2016, nous avons pour vocation de faire naviguer les étudiants et de leur faire découvrir les plaisirs du monde nautique autour de nos trois pôles : croisière, régate et formation.

Nous proposons ainsi de vous faire découvrir la croisière en voilier. Encadrée par des professionnels et ouvert à tous, vous pourrez vous initier à la pratique de la voile dans une ambiance amicale sur les plus beaux bassins de navigation de France.

Nous avons aussi pour objectif de représenter notre université dans les régates et compétitions étudiantes. Déjà 6e sur 27 à la Course croisière Edhec 2017, le SaiLy Club ne compte pas s’arrêter en si bonne route et recherche de nouveaux talents !

Enfin, le pôle formation a pour vocation de former les étudiants sur des thèmes en liens avec la mer. Vous pourrez ainsi passer votre permis bateau, découvrir le secourisme (PSC1-PSE1) ou encore vous initier à la météo.

Le Saily Club en trois motsaventure, passion et différence.

Croiz’arts, c’est quelles idées ? quelles ambitions ?

Avec la Croiz’Arts nous souhaitons mêler les approches, découvrir de nouveaux horizons. De la mer à l’image, nous avons souhaité partager avec le LYF nos passions communes. Sur le thème de la mer, nous nous proposons de découvrir ses facettes graphiques autour de deux weekend croisière thématiques : photo et vidéo. Aventure et cinéma, voile et image vont souvent de pairs.

Nos ambitions : faire naître de nouvelles passions, cinématographiques ou maritimes !

Si on devait résumer la Croiz’arts en un film ?

Déjà, la Croiz’Arts, ce n’est ni un remake de La croisière s’amuse ou de All is lost. Ce n’est pas non plus un nouveau biopic sur Tabarly. Non, la Croiz’Arts c’est un nouveau film qui reste à tourner !

Propos recueilli par Pierre Triollier du Brochet.

Pour découvrir l’association !

Soutenez le Festival du Film Jeune de Lyon !

Comme vous le savez sans doute déjà, la prochaine édition du Festival du Film Jeune de Lyon arrive à grands pas. Du 20 au 30 septembre prochain, vous pourrez découvrir dans la métropole lyonnaise des court-métrages réalisés par des jeunes talentueux et passionnés. C’est une opportunité et une occasion unique à la fois pour eux, mais aussi pour vous de découvrir le futur du cinéma français !

Puisqu’il est organisé par des jeunes formés en association, nous dépendons en grande partie des dons que vous réalisez sur la page dédiée du site. Pour le bon déroulement du prochain festival (et faire très plaisir à notre trésorière), n’hésitez pas à participer en investissant dans le festival quelques euros! Chaque centime nous permettra d’accomplir des miracles (et encore une fois faire très plaisir à notre trésorière), n’hésitez pas même si vous ne pouvez investir qu’1 ou 2€ !

Nous avons ainsi ouvert une page sur Leetchi : un site permettant facilement, rapidement et de manière sécurisée un don de la somme de votre choix ! C’est une manière de soutenir et de faire découvrir ceux qui feront le cinéma de demain ! En cliquant sur le lien ci-dessous, vous arriverez sur notre page « Soutiens« , sur laquelle vous pouvez effectuer votre transaction sécurisée, et aussi laisser un petit mot de soutien pour qu’on ne vous oublie pas 😉

Cliquez ici pour faire un don !

Merci d’avance à tous de votre soutien et à très vite : septembre est presque là !

Notre président, dans quelques semaines (enfin, on espère)

Le Nouveau Monde

Ou ce que m’inspire la Neuxième Symphonie de Dvorak : « Le Nouveau Monde »
C’est tout un être qui renaît en moi dès les premières notes hésitantes du premier mouvement. Cet être s’envole avec le cor victorieux et les cavalcades fougueuses des cordes du Nouveau Monde, il s’apaise avec le cor alors doux et réconfortant ou s’enflamme de nouveau au moyen d’une envolée « romantique » dont Dvorak a le secret.
Si je vous dis qu’à certains passages (voire même durant l’intégralité de la symphonie) la chair de poule envahit mes bras tellement l’émotion est intense, ce ne serait assez pour exprimer ce sentiment de bonheur, de puissance, de sublime plaisir qu’on a en se délaissant à cet œuvre magnifique parmi les magnifiques.
Pour moi, la Symphonie du Nouveau Monde devrait (et ce serait un concept audacieux à étudier), être adaptée en film. Qu’on se comprenne bien, je parle de 42 minutes d’images pour 42 minutes de film, une adaptation de l’image à la musique et non de la musique à l’image. Car, rien qu’en fermant les yeux et en concentrant tout notre imaginaire sur l’écoute de cette fresque musicale, on sent le flot d’image agresser avec violence notre cerveau, passant de paysages de clair de lune à des scènes de batailles.
Pour moi, Antonin Dvorak a voulu ici raconter l’histoire d’un monde, d’un peuple, d’une civilisation en fondement. Il conte l’exploration de nouvelles terres, les nouvelles découvertes. N’oublions pas que cette symphonie fut composée au temps du Far West : une époque source d’inspiration pour tant d’artistes.
Peut-être la Neuvième Symphonie est-elle si évocatrice qu’elle en devient du cinéma d’elle même ? Peut-être arrive-t-elle à nous suggérer des « images qui bougent » plus vraies que nature dans les recoins de nos cerveaux.
Maintenant, peut-être, je l’espère, sentirez-vous chaque cellule de votre corps trembler au son du cor entonnant le thème arpégé victorieux de cette symphonie tel un mot d’ordre de son scénario : grandeur, beauté, magnificence de l’Homme, découverte, rencontres, exaltation de la Nature, …
Un Nouveau Monde (plus si nouveau) qui pourrait encore me faire parler des heures …

Le héros aux mille et un visages

ou Star Wars en 7 étapes

Il est désormais connu que George Lucas, lors de l’écriture de son film, Star Wars, sorti en 1977 s’est directement inspiré des travaux de l’universitaire Joseph Campbell sur le « mythe unique ». La thèse de ce professeur défendait le fait que dans la plupart des mythes de la plupart des cultures se retrouvait le même schéma narratif, distingué en plusieurs étapes :

Tout d’abord, le héros est arraché à un quotidien « normal », une quête l’appelle, il part à l’aventure, il quitte son foyer (métaphore de la maturité).

Le héros est aidé dans cette aventure par un mentor qui joue le rôle d’une figure presque paternelle, il accompagne le héros dans un univers plus vaste, univers souvent spirituel et physique, qui déracine totalement le héros de chez lui.

Dans cet univers, le mentor indiquera au héros l’objet ultime de sa quête et ensuite abandonnera le héros (soit en trépassant, soit en étant appelé ailleurs), qui, seul, arrivera à un niveau de formation équivalent à celui du mentor, s’il réussit à passer toutes les épreuves nécessaires.

Enfin, le héros arrive devant l’objet final de sa quête. En l’accomplissant, il dépasse son mentor et revient éventuellement chez lui, transfiguré.

Cette thèse complexe et géniale brièvement et humblement expliquée se retrouve évidemment dans de nombreuses œuvres comme les opéras de Richard Wagner ou les œuvres de Tolkien, inspirés des mêmes légendes scandinaves mais également dans des films comme Harry Potter et bien sûr la saga Star Wars, et il est frappant, je trouve, de constater que les œuvres ayant le plus de succès que ce soit en littérature, en musique ou au cinéma, sont inspirées par ce schéma narratif universel. Cela prouve en effet son universalité : il parle à tous et chacun peut s’y retrouver.

Ce sujet me passionnant, j’ai eu l’envie de vous résumer la saga Star Wars en 10 extraits clés qui illustrent ce mythe universel et qui montreront à ceux qui ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître, du fait de la saturation actuelle de la saga dans le milieu de la publicité, que ces films ne sont pas géniaux car ils se passent « dans le futur » (ce qui est soit-dit-en-passant faux) ou car les personnages sont « classes ».

Non, ces films plaisent car ils illustrent chez chacun d’entre nous nos plus profonds désirs, sentiments, frustrations, peurs, toutes nos étapes de la vie.

Voici donc une présentation en 7 étapes de la saga Star Wars qui s’adresse à tous ceux qui voudraient voir au-delà du merchandising incessant et omniprésent actuellement.

Le héros découvre un nouvel univers et doit se faire accepter

Star Wars Episode I : The Phantom Menace (George Lucas,  1999)

Dans cette scène, le jeune Anakin Skywalker recueilli par le Maître Jedi (sorte moine gardien de la paix) Qui-Gon Jinn passe en audience devant le Conseil de l’Ordre Jedi, afin de déterminer si oui ou non, il sera formé.

Maître Qui-Gon, accompagné de son apprenti Obi-Wan Kenobi, voit en Anakin « L’Elu » désigné par la Force (sorte de flux spirituel continu liant le temps et l’espace, que les Jedis arrivent à contrôler et à utiliser) pour ramener un équilibre, en éliminant le mal.  Mais il doit affronter les réticences des deux premiers Maîtres de l’Ordre, Yoda et Mace Windu.

Le jeune Anakin sera quand même formé par Obi-Wan, l’ayant promis à Qui-Gonn sur le lit de mort de celui-ci.

Le héros fait face aux premières épreuves                            

Star Wars Episode II : Attack of the Clones (George Lucas,   2002)

Dans cette scène, Anakin raconte à son amante Padmé comment il a massacré un village de Tuskens (peuples du désert) suite au décès de sa mère.

C’est là une première épreuve pour le héros, faire face au décès d’un être aimé. Alors que le Code Jedi l’interdit, Anakin a également une amante, et le décès récent de sa mère ne fera qu’amplifier sa peur de la perdre.

Le héros est confronté aux limites de ses pouvoirs : alors qu’il n’a pas encore atteint le rang de son mentor (Obi-Wan), il jalouse celui-ci et est trop impatient, ce qui le conduit à faire des erreurs et l’éprouve en permanence.

Le héros se fait séduire par le mal                                         

Star Wars Episode III : Revenge of the Sith (George Lucas, 2005)

Avant cette scène, Anakin vient de découvrir que celui qu’il considérait comme son deuxième mentor, le Chancelier Palpatine (chef de la République) était en fait un Seigneur Sith (personnes douées comme les Jedis de facultés avec la Force mais qui au lieu de l’utiliser pour les autres et pour la paix, l’utilisent pour leur puissance et leur intérêt personnel).

Anakin, qui avait déjà été éprouvé par de nombreuses épreuves depuis le début de sa formation, arrive dans cette scène en plein duel entre le Maître Jedi Mace Windu et le Chancelier Palpatine.

Anakin se retrouve alors face à un dilemme : laisser le Maître Jedi accomplir son devoir en éliminant le Seigneur Sith ou sauver ledit Seigneur qui affirme avoir le pouvoir de sauver sa femme, Padmé, d’une mort qu’il redoute.

Anakin choisira donc de sauver le Seigneur Sith, et c’est lors de cette ultime épreuve qu’il échoue définitivement dans sa quête : lui qui avait été pressenti pour apporter l’équilibre dans la Force en éradiquant le Mal l’a désormais rejoint.

Cet accomplissement s’accompagne d’une transfiguration qui passe par le changement de nom et d’apparence : Anakin sera désormais dénommé « Darth Vader » (Darth signifie : dark lord of the sith) et, suite aux séquelles mortelles du combat contre son ancien maître, il sera vêtu d’une armure désormais mondialement et universellement célèbre, qui le maintient en vie.

Un nouveau héros pour la quête, l’appel de l’aventure          

Star Wars (George Lucas, 1977), rebaptisé  : Star Wars Episode IV : A New Hope

Après le basculement de notre premier héros du « Côté Obscur de la Force », l’Ordre Jedi a été exterminé, et les deux enfants de Anakin ont été séparés, dans de nouvelles familles, ignorant tout de leur histoire. Entre temps, le Chancelier Palpatine est devenu Empereur et son apprenti, Darth Vader fait régner la terreur dans la galaxie.

C’est là qu’on retrouve Luke Skywalker, fils d’Anakin, qui vit chez son oncle et sa tante, sur la planète natale de son père. Luke est le prototype parfait du héros au mille et un visages : il est jeune, débrouillard, insouciant et cherche l’aventure  dans sa vie monotone de fermier d’humidité sur cette planète désertique.

Un jour, deux droïdes (robots) éjectés d’un vaisseau rebelle contre l’Empire sont retrouvés par Luke et ses parents adoptifs. Et l’un de ces droïdes contient un appel au secours de la Princesse Leïa, leader des Rebelles, adressé au Général Obi-Wan Kenobi. On a là exactement notre appel à l’aventure, il n’en faut pas moins pour que notre jeune héros se sente pousser des ailes et veuille porter secours à la princesse.

Très vite, le lien est fait entre le Général Obi-Wan Kenobi et le vieil ermite qui vit dans les parages sous le nom de Ben Kenobi, et qui depuis la fin des Jedi a vécu ici, reclus, pour veiller sur le fils de son apprenti.

Un seul élément retient notre jeune héros: ses parents adoptifs ont besoin de lui pour les récoltes. Qu’à cela ne tienne, les troupes de l’Empire, sur la trace des deux droïdes se rendent chez eux et les massacrent. Luke ne se rend compte du massacre qu’après, et malgré l’horreur, cette immersion de l’extérieur (les troupes impériales) dans sa vie auparavant paisible sonne comme le glas de sa juvénilité, il est désormais déterminé à suivre les préceptes d’Obi-Wan et choisit l’aventure.

Plus tard dans le film, on assistera au sacrifice du mentor, Obi-Wan, alors qu’il affronte Darth Vader. Luke ne sait pas encore que Darth Vader n’est autre que son père, et pour Obi-Wan il est essentiel qu’il ne le sache pas, afin de pouvoir le détruire et ramener l’équilibre dans la Force, comme aurait dû le faire son père avant lui.

Le héros découvre l’univers plus vaste                                      

The Empire Strikes Back (Irvin Kershner, 1980), rebaptisé : Star Wars Episode V : The Empire Strikes Back

Après la mort de son premier mentor, Luke part à la recherche du dernier des Jedis, Maître Yoda, reclus en exil lui aussi.

Face à ses enseignements, Luke montre la même impatience que son père, il ne comprend pas encore toutes les subtilités de cet univers spirituel.

Lors de cette scène magnifique, Maître Yoda lui montre la Force avec la magnifique citation :

« Size matters not. Look at me. Judge me by my size do you ? And well you should not. For my ally is the Force, and a powerful ally it is. […] Its energy surrounds us and binds us. […] You must feel it around you ; here, between you, me, the tree, the rock, everywhere. »

« La taille importe peu. Regarde moi. Par ma taille me juges-tu ? Tu ne devrais pas. Car mon allié est la Force, et la Force est puissante. […] Son énergie nous entoure, nous unit. […] Tu dois la sentir autour de toi, ici, entre toi, moi, l’arbre, la pierre, partout. »

Le héros découvre son identité et son destin      

Toujours The Empire Strikes Back (Irvin Kershner, 1980)

C’est là que tombe la révélation la plus connue de toute l’histoire du cinéma : Darth Vader est le père de Luke.

Dans cette scène iconique, Luke doit donc faire face à la révélation de sa destinée qui s’illustre par deux choix :

Premièrement, suivre la voie de son père et l’aider à renverser l’Empereur, pour ainsi régner ensembles sur la galaxie.

Deuxièmement, suivre la voie d’Obi-Wan et de Yoda et terminer sa formation de Jedi, et, au lieu de détruire Darth Vader, le mener vers la Rédemption et donc vers l’équilibre de la Force.

Face à cela, notre héros choisit la deuxième voie, évidemment.

L’épreuve finale du héros et la Rédemption du père               

Return of the Jedi (Richard Marquand, 1983), rebaptisé : Star Wars Episode VI : Return of the Jedi

C’est l’étape ultime de la quête du héros, celle par laquelle il éliminera le mal et parviendra à atteindre le rang de ses mentors, c’est-à-dire dans notre cas, le rang de Maître Jedi.

Le fils va donc se battre contre le père, sous les yeux du Maître du père, l’Empereur. Car le Seigneur Sith cherche toujours à remplacer son apprenti, et il le remplace en choisissant un autre apprenti potentiel et en les faisant se battre l’un contre l’autre.

Si Luke détruit Darth Vader, il passe donc sous le joug de l’Empereur, mais d’un autre côté, s’il ne le détruit pas, il meurt et échoue dans sa quête.
Notre héros va donc choisir de vaincre son père puis de refuser de le détruire. Ce que l’Empereur appréciera peu. Ce dernier se met en tête alors de torturer et mettre à mort personnellement Luke.
On assiste alors à une des scènes les plus puissantes de la saga, celle où Darth Vader regarde alternativement son fils se faire torturer et l’Empereur, son maître, le tortionnaire, la cause de toutes ses souffrances depuis le début. Son visage se tourne tantôt vers l’un tantôt vers l’autre, et lorsque Luke pousse un déchirant « Father, please. », Anakin Skywalker, le Jedi, renaît en lui et il soulève l’Empereur avant de le précipiter dans le vide.
C’est la Rédemption d’Anakin Skywalker, qui est donc véritablement celui qui aura apporté l’équilibre dans la Force en détruisant le Seigneur Sith. Cette Rédemption est toutefois provoquée par son fils Luke, animé par l’espoir qu’il y a « encore du bon en [Darth Vader] ». C’est pourquoi Luke va inhumer son père selon les rites Jedis, exactement de la même manière qu’a été inhumé son premier maître, Qui-Gonn (au 1. souvenez-vous). Ainsi, lorsque les fantômes de Yoda et Obi-Wan apparaissent à Luke, le fantôme d’Anakin Skywalker se glisse avec eux, une façon de montrer que sa rédemption est complète, il fait un avec la Force, comme les autres Jedis.

D’une certaine manière, la boucle est bouclée, le père et le fils héros ont accomplis leurs destinées respectives, l’équilibre est apporté dans la Force …

… jusqu’à l’épisode VII : Star Wars : The Force Awakens que vous allez vous empresser d’aller voir.