Lumière 2019 – Coppola, cinéaste perfectionniste

La présence de Francis Ford Coppola au Festival Lumière était un événement majeur de l’Histoire de celui-ci. Plus qu’un nouveau nom qui s’ajoute à la déjà très longue liste de personnalités invitées depuis dix ans, c’est aussi l’une des grandes figure du cinéma du XXe siècle qui est venu Rue du Premier Film. Celui qui fut le réalisateur de la trilogie Le Parrain ou d’Apocalypse Now a fait d’autant plus fort qu’il est arrivé à Lyon avec quelques surprises. On aurait pu le croire peu actif depuis son dernier long-métrage, Twixt, en 2012, mais Francis F. Coppola a pris le temps de reprendre ses classiques pour les améliorer, les modifier, les transformer. Tel un orfèvre qui paufine ses bijoux, Coppola se catalogue donc parmi ces cinéastes venus à Lyon montrer des œuvres qui témoignent que le cinéma n’est pas un art figé, mais bien une mutation permanente d’oeuvre que l’on croyait inscrite dans de la pellicule. Continuer la lecture de « Lumière 2019 – Coppola, cinéaste perfectionniste »

Cannes 2019 | The Dead Don’t Die – En fait, vous n’avez rien compris au film

Le nouveau film de Jim Jarmusch partait déjà avec une béquille : celle de l’attente générée par plusieurs éléments, c’est-à-dire autant la renommée d’auteur du metteur en scène que le casting “à réveiller les morts” (selon l’affiche) : Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi ou encore Iggy Pop. Mais c’est surtout le fait que le film était en sélection officielle au Festival de Cannes cette année, projeté à la cérémonie d’ouverture, qui a pu créer l’expectative. De toute évidence, le public a voulu calquer des espoirs sur un film et sur son metteur en scène, espoirs qui n’y correspondaient pas : Jarmusch a pu décevoir. Continuer la lecture de « Cannes 2019 | The Dead Don’t Die – En fait, vous n’avez rien compris au film »

Bienvenue à Marwen – La thérapie par l’imaginaire

C’est parce qu’il a été victime d’une agression que Mark Hogancamp (Steve Carell) est amnésique. En effet un soir, un groupe d’hommes s’en prend à lui, sans motif. Un traumatisme s’installe, il essaie de s’en échapper en créant un univers de poupées. C’est avec ces petites figurines de plastique qu’il revit dans un petit village fictif nommé Marwen qui se situerait en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale. Village exclusivement féminin, à l’exception d’un homme, le capitaine Hogie, c’est-à-dire lui-même incarné en poupée. Il est aimé, entouré de belles femmes, un héros qui contraste avec le antihéros qu’est réellement Mark. Ce monde fictif l’obsède, il le photographie le jour et le cauchemarde la nuit. Cette obsession devient folie et son état stagne, des années de solitude avec un traitement qu’il ne prend pas. Le procès de ses agresseurs ne serait tarder, une nouvelle voisine arrive, des événements qui vont bousculer sa routine. Continuer la lecture de « Bienvenue à Marwen – La thérapie par l’imaginaire »