Yves – Critique d’un monde technologique

La question de l’intelligence artificielle est plus que jamais d’actualité et le fait de savoir si elle risque de s’immiscer dans notre quotidien fait d’autant plus débat. Pourtant Jerem (interprété par William Leghbil) accepte sous son toit cette intelligence, qui d’une manière effrayante, surpasse l’humanité. Ce n’est cependant pas un robot doté de pouvoirs mais bel et bien un réfrigérateur, dénommé Yves. C’est parce que Jerem a un profil atypique, rappeur raté qui vit dans la maison de sa grand-mère, que So (Doria Tilller) lui propose d’être le testeur d’Yves. Il s’avère que le chanteur accepte uniquement Yves pour une raison qui correspond bien à son caractère de « flemmard » : Yves commande les repas qui sont ensuite livrés tout simplement et gratuitement. Continuer la lecture de « Yves – Critique d’un monde technologique »

Cannes 2019 | La Belle Époque – Une ode à l’humain et aux histoires

Accusé par certains d’être un film « c’était mieux avant », par d’autres d’être un fantasme phallocrate de Nicolas Bedos, son réalisateur, La Belle Epoque est, au contraire, un des plus grands films français de l’année 2019, et en tous cas de ce 72e Festival de Cannes.

Dans une époque où la tendance est à dire que le passé ne doit pas peser sur l’avenir, Bedos signe ici un film hors du temps, qui pourrait faire partie de la série Black Mirror : Victor, sexagénaire fatigué par la vie, et de manière générale par la modernité, se voit proposé de vivre une expérience en retournant dans le temps à l’époque qu’il souhaite. Choisissant l’année 1974, date à laquelle il rencontra pour la première fois son épouse, Victor choisit ainsi de revivre sa première rencontre, afin de comprendre pourquoi celle dont il était fou amoureux alors ne l’aime plus aujourd’hui. Continuer la lecture de « Cannes 2019 | La Belle Époque – Une ode à l’humain et aux histoires »