Rencontre avec le LYF d’Or 2017 : Marion Filloque (Les Âmes Sœurs) !

Quelques heures avant la révélation du palmarès de la seconde édition du Festival du Film Jeune de Lyon, nous avons pu échanger avec Marion Filloque, lauréate du prix de la meilleure réalisation ainsi que du très convoité LYF d’Or ! Elle était accompagnée à cette occasion du directeur de la photographie du film, Nicolas Fluchot…

Bonjour Marion ! Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ? Continuer la lecture de « Rencontre avec le LYF d’Or 2017 : Marion Filloque (Les Âmes Sœurs) ! »

Clap de fin sur le LYF 2017 ! + Palmarès

C’était ce matin, dans l’enceinte du Comoedia, que s’est clôt le 2e Festival du Film Jeune de Lyon. Moments d’émotions, de surprises et d’éclats de joies pour les lauréats, tous âgés de moins de 25 ans. C’était pour certains leur première expérience face à un vrai public d’inconnus. Et l’on sait comme le public lyonnais est chaleureux et cinéphile !

Ce fut ainsi une occasion de visionner sur grand écran des films aussi divers que Vas, je ne te hais point, pour lequel Cléo Senia a reçu le prix de la meilleure interprétation – autour de la célèbre ligne de Corneille et de la difficulté de la jouer correctement entre caprices d’actrices et mauvaises prises.

Le film de Nina de Sandrans, Sauvage Urbain, est reparti avec le prix du meilleur montage.

Nouveau cette année : les films d’animations et les documentaires ont fait leur entrée dans la compétition par la grande porte ! Ce fut ainsi Le Dernier pas, réalisé par Vicky Petrequin, qui repart avec le prix du meilleur film d’animation. Quant au meilleur documentaire, c’est Jérémie Attard qui l’emporte avec dans Le Cinéma de Papa, une œuvre touchante dédiée au travail de son père réalisateur.

Parmi les grands vainqueurs de ce festival, Sunlight, d’Anatole Levilain-Clement repart avec le prix de la meilleure bande originale et le prix de la meilleure image. Moto, de Théo Abadie, repart avec le prix du meilleur film étudiant en audio-visuel et Corvi, après sa victoire au Festival du Film Lycéen de Saint-Just (membre du l’Union du Film Jeune), repart avec le prix du meilleur film lycéen.

Le prix du public a été remis au très joli documentaire Lire, écrire, réalisé par Manon Brookfield, consacré à l’apprentissage de la langue, mêlant les interventions d’enfants et d’enseignants. Le film est disponible en ligne, profitez en !

Décision sans appel, réalisé par Maxence Raphael et Théo Blossier, œuvre touchante sur deux hommes dans le coma, repart avec deux prix : celui du meilleur scénario et du meilleur film étudiant. Théo Blossier avait déjà remporté le prix du public l’année dernière (avec Temps d’attente)… Vivement le prochain film !

Et last but not least, le prix de la meilleur réalisation ainsi que le LYF d’or repartiront avec Marion Filloque pour son film Les Âmes sœur. Véritable coup de cœur du festival pour ce film qui traite habilement des relations entre deux sœurs, dont l’une est atteinte d’une maladie psychiatrique.

L’édition s’est ainsi achevé sur de chaleureux applaudissements, à la fois pour les lauréats et pour l’équipe, qui prépare déjà une prochaine édition aux petits oignons… Mais en attendant, ce soir, c’est flammekueche.

Les lauréats de la 2e édition du Festival du Film Jeune de Lyon :

Meilleure interprétation : Vas, je ne te hais point
Meilleur montage : Sauvage urbain
Meilleure image : Sunlight
Meilleure bande originale : Sunlight
Meilleur film d’animation : Le Dernier pas
Meilleur documentaire : Le Cinéma de Papa
Meilleur scénario : Décision sans appel
Meilleure réalisation : Les Âmes sœurs

Prix du Public : Lire, écrire
Prix du meilleur film lycéen : Corvi
Prix du meilleur film étudiant : Décision sans appel
Prix du meilleur film étudiant en audio-visuel : Moto
LYF d’or : Les Âmes sœurs

Rencontres avec les anciens lauréats [3/3] – Malou Six et Cassandre Léonard

Cet entretien est le dernier d’un ensemble de trois durant lesquels nous avons eu la chance de retrouver les lauréats de la première édition du Festival du Film Jeune. Nous leur avons posé quelques questions sur eux et le festival…

Candela, réalisé par Malou Six et Cassadre Léonard dans le cadre de l’option cinéma du Lycée de Saint-Just, a reçu durant la première édition le LYF d’or du meilleur espoir.

Bienvenue sur le blog du Festival du Film Jeune ! Est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Cassandre : Moi c’est Cassandre, j’ai 18 ans. Quand on a fait le film, j’étais en Terminale option cinéma au Lycée Saint Just, et maintenant je suis en école d’art à Emile Cohl.

Malou : Je m’appelle Malou, j’ai 18 ans aussi. J’étais aussi en option cinéma quand on fait le film. Maintenant, je suis en prépa littéraire à Edouard Herriot. Le film a été fait en option facultative, pour le bac, comme étant notre projet de fin d’année. On en était toutes les deux les réalisatrices.

Comment est-ce que tu résumerais ton film ?

Cassandre : Hum… Une recherche esthétique sur la mise en scène et la lumière a travers le parcours d’un homme dans sa journée.

Malou : Pas mal. (rire)

Comment tu as appris l’existence du festival ? Pourquoi avoir envoyé ton film ?

Malou : Par les organisateurs du festival, qui étaient en partie du même lycée que nous et dans notre option cinéma, à une année d’écart. On se connaissait de vue. On a appris qu’ils organisaient un festival, et qu’ils conviaient les étudiants à envoyer leurs films.

 

Qu’est ce que tu retiens du festival du film jeune de l’année dernière ?

Malou : Le prix, je pense. On s’y attendait pas trop je crois, donc on était contente. J’ai pas pu assister à toutes les séances, je n’ai pas vu tous les films. Mais à la clôture ils ont repassé les films primés, j’ai pu en découvrir des intéressants.

Cassandre : Je n’avais pu assister qu’à la cérémonie de clôture, mais j’ai bien aimé les films primés aussi.

Qu’est ce que le festival apporte selon toi à celui qui présente son film ?

Cassandre : Je dirais d’être vu par des gens extérieurs, vu que quand on fait des films en étant amateur, les premières personnes à qui on les montre c’est son entourage, du coup, ce n’est pas la même chose qu’un public totalement extérieur. En plus, comme on a gagné un prix, c’était extrêmement gratifiant. C’était une super bonne expérience pour nous.

Qu’est ce que ça fait de recevoir un prix pour le film sur lequel tu as travaillé ?

Malou : Inattendu ! C’était cool, ça permet de se dire que ce qu’on a fait a un peu de valeur. Par rapport à tout le travail qu’on a fourni, c’était une récompense.

Qu’est ce que ça fait d’avoir son film sur l’affiche d’un festival ?

Cassandre : C’est bien aussi parce que justement quand on résumait le film, on disait que c’était un film esthétique. Le fait que l’esthétique du film puisse faire l’affiche du festival, ça nous prouve que la visée a été un peu accomplie.

 

Nos remerciements à Malou Six et Cassandre Léonard, ainsi qu’à la Maison des associations de l’Université Lyon 3 de nous avoir accueilli.