Vesoul 2020 | Voyage à Travers le Cinéma Asiatique

Deux jours à Vesoul, c’était suffisant pour découvrir pas moins de neufs longs métrages de fiction et visiter cinq pays d’Asie différents. Du 11 au 18 février de cette année, le cinéma Majestic de Vesoul a accueilli pour sa 26ème édition quelques 30 000 spectatrices et spectateurs lors du FICA, le Festival International du Cinéma Asiatique – un rendez-vous incontournable pour toutes les amoureuses et tous les amoureux des cinémas venus d’Asie. Voici le récit d’une belle épopée à travers une petite sélection composée de plaines du Tibet et d’un hôtel au bord d’une rivière. Continuer la lecture de « Vesoul 2020 | Voyage à Travers le Cinéma Asiatique »

Le Cas Richard Jewel – Héros ou imposteur ?

Le cas Richard Jewell retrace l’histoire vraie de l’agent de sécurité, qui, lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, a trouvé un sac d’explosif et est parvenu, en donnant l’alerte, à limiter les dégâts de l’explosion. S’en suit alors un affolement médiatique et judiciaire, dans lequel le héros national devient le suspect n°1. Continuer la lecture de « Le Cas Richard Jewel – Héros ou imposteur ? »

Concours de critique 2020 – Intégrez le jury de la prochaine édition du FFJL !

 

L’association LYF est fière d’ouvrir son troisième concours de critique, dont le lauréat ou la lauréate pourra intégrer le jury du prochain Festival du Film Jeune de Lyon.

Seule contrainte : votre critique, d’au maximum 500 mots, doit porter sur un film et sur le thème Planète et Cinéma.

Pour participez, envoyez vos critiques sur le site de l’association avant le 24 mai.

Recommandations en quarantaine – Shadowz

Voilà, depuis Mardi midi nous sommes confinés chez nous. Les plus casaniers ne seront pas forcément dérangés quand d’autres vont vivre long parcours du combattant. La quarantaine et la peur étant davantage assimilés à un cinéma horrifique voir fantastique, quoi de mieux que pour passer cette épreuve qu’une liste de films « de genre » à voir. C’est l’occasion aussi pour mettre en avant la récente plateforme française « Shadowz », mise en service il y a quelques jours et qui consacre l’intégralité de son catalogue au cinéma « de genre ». Tous les films qui seront mentionnés seront bien sûr accessibles sur la plateforme. Et bien commençons cette liste qui sera composée d’une dizaine de recommandations. Continuer la lecture de « Recommandations en quarantaine – Shadowz »

Clermont 2020 | L’année du robot – La mécanique du cœur

Le festival de Clermont-Ferrand, on le répète chaque année, est l’occasion de se plonger dans de nouvelles images. Des images toujours surprenantes, toujours inédites, remettant en question notre rapport au monde et notre perception du vivant, des êtres, des choses, des lieux ; de tout ? Ce pouvoir de l’image qui parvient à capter les petits bouts de fantasmes de chacun nous fait tomber dans un rêve éveillé ; nous demeurons, l’espace d’un temps, dans un équilibre entre conscience et abandon. On peut alors s’offrir activement aux propositions visuelles et sonores qui nous sont montrées. Continuer la lecture de « Clermont 2020 | L’année du robot – La mécanique du cœur »

The Invisible Man – Reflet d’une menace invisible

Leigh Whannell est un nom qui traîne depuis maintenant quelques années dans le cinéma horrifique. Connu à ses débuts comme le scénariste et comparse de James Wan, il a notamment écrit certains de ses films les plus connus : le premier Saw et les deux premiers Insidious non sans au passage scénariser le moins connu Dead Silence. C’est justement sur Insidious, au sein de la société de production BlumHouse, qu’il s’affranchit de son ami pour réaliser son premier film, Insidious : Chapitre 3, très imparfait mais qui recèle quelques scènes assez ingénieuses et assez fortes en termes horrifiques. Un exercice semble-t-il réussit car Jason Blum renouvela sa confiance en lui, le laissant écrire et réaliser le film Upgrade quelques années plus tard, « vigilante movie » régressif sous une toile de SF où un homme se laisse augmenter par une technologie pour trouver les assassins de sa femme, perdant le contrôle de son corps en échange. On y voit un Leigh Whannell bien plus à l’aise qui n’hésite pas à expérimenter des dispositifs de mise en scène notamment dans les séquences d’action et dans la représentation du corps du personnage principal.

Nous voici en ce début d’année 2020 et la sortie du troisième film de Whannell, The Invisible Man, nous dévoilant un cinéma horrifique qui a bien changé depuis le début de sa carrière. BlumHouse règne sans partage sur le cinéma indépendant horrifique américain, derrière une recette au succès qui ne se dément pas (malgré quelques critiques évidentes) jusqu’à obtenir son premier Oscar grâce à Get Out de Jordan Peele. C’est dans ce contexte qu’Universal s’est tourné vers BlumHouse pour donner un nouveau souffle à son répertoire de monstres qui ont fait son succès, et après une chaotique et catastrophique réactualisation de La Momie en 2017 qui a coûté une centaine de millions de dollars. Ici, on est proche des 7 millions, ce qui en fait l’un des films les plus cher de chez BlumHouse. Continuer la lecture de « The Invisible Man – Reflet d’une menace invisible »

J’ai perdu mon corps – Le formidable voyage d’une main

J’ai perdu mon corps, long-métrage d’animation réalisé par Jérémy Clapin, raconte l’histoire d’une main, celle de Naoufel. Séparée de lui, elle tente de le rejoindre. Pitch quelque peu étonnant, bien inhabituel, au résultat sensationnel.

En parallèle de la quête de la main, nous découvrons la vie de son propriétaire, avant leur séparation. Nous rencontrons un jeune homme dont le rêve de devenir pianiste et astronaute a été compromis : le voilà en livreur de pizzas maladroit. Son train-train quotidien est loin de le faire rêver ; jusqu’au jour où il rencontre, par le biais d’un interphone, une jeune femme. Il lui il voue alors un véritable phantasme, et va tout entreprendre pour la rencontrer. Continuer la lecture de « J’ai perdu mon corps – Le formidable voyage d’une main »

Dark Waters – Le scandale du téflon vu par Todd Haynes

Todd Haynes (CarolLoin du Paradis) est certainement l’un des grands cinéastes américains actuel à n’avoir presque jamais installé ses intrigues dans son époque. Les ancrant systématiquement dans d’autres moments de l’Histoire américaine, Dark Waters fait déjà figure d’exception en racontant l’histoire vraie de Robert Bilott, des années 1990 à nos jours. Cet avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques s’est retrouvé à cette époque en possession de documents attestant du comportement immoral d’une grande entreprise, DuPont, et des conséquences sanitaires catastrophiques sur la population américaine et mondiale. Continuer la lecture de « Dark Waters – Le scandale du téflon vu par Todd Haynes »

Un divan à Tunis – Retour aux sources

Un divan à Tunis nous plonge dans la vie de Selma (Golshifteh Farahani), une jeune femme franco-tunisienne, qui après ses études de psychanalyse, revient s’installer à Tunis pour y monter son cabinet. Les rires moqueurs de ceux qui n’y croient pas se font écho, face à son tableau de Freud qui rappelle à certains « un frère musulman », ou lorsque est mentionné sa profession à la coiffeuse du quartier, qui ne voit pas l’intérêt d’un tel cabinet puisqu’au salon de coiffure, en plus d’avoir parlé, les clientes ressortent avec « un beau brushing ».

Seulement, au lendemain de la fuite de Ben Ali et de la Révolution, le succès de Selma est fulgurant. Les clients affluent, et parviennent à mettre des mots sur leurs maux. Toutefois, la jeune femme déchante vite et les difficultés la rattrapent : défaut d’autorisation, administration à deux vitesses, elle doit affronter les obstacles administratifs et humains, dans un pays pour lequel elle en partie étrangère, alors qu’il constitue ses racines. Continuer la lecture de « Un divan à Tunis – Retour aux sources »

La Fille au bracelet – Le quotidien, le banal

Une journée à la plage, interrompue des policiers. La jeune fille part avec eux. À la situation banale initiale se substitue l’inhabituel : l’intervention policière se passe sans le moindre problème. La Fille au bracelet est, comme tout bon film de procès, d’abord un film sur le doute, et le spectateur y est plongé presque immédiatement. Il manque d’informations pour se positionner par rapport à des personnages qu’il ne connaît pas, d’autant plus pour le personnage principal dont il ne connaît ni l’identité ni le visage : celui d’une jeune actrice, Melissa Guers, véritable révélation du film. Derrière l’affaire, Stéphane Demoustier se passionne pour la réorganisation d’un quotidien, d’une vie familiale, raffinant alors son regard sur l’intime, au cœur de son sujet. Continuer la lecture de « La Fille au bracelet – Le quotidien, le banal »